La réintroduction de milliers de bars rayés permettra au fleuve de renouer avec un ancien congénère disparu. Mais à plus long terme, elle permettra surtout aux pêcheurs de s'offrir des combats musclés.
Le bar rayé reprend du service
Poisson combattif comme pas un, le bar rayé a subitement déserté le fleuve depuis le milieu du siècle dernier à la suite des travaux de creusement du chenal au sud de l'Île d'Orléans. Mais sa défection sera bientôt chose du passé...
Pour assurer la réintroduction de l'espèce, la Fédération québécoise de la faune a mis sur pied l'Opération Renaissance en 2001, qui assure l'ensemencement dans le fleuve de quelques milliers de spécimens. La dernière activité du genre s'est déroulée le 9 juin dernier au Yacht Club de Québec.
À cette occasion, 2250 spécimens ont pu rejoindre les eaux du fleuve. Bien que le doré jaune ait depuis longtemps la cote auprès des pêcheurs sur le fleuve, le retour du bar rayé pourrait bien changer la donne pour de bon. «Dans une dizaine d'années, le bar rayé va être assez gros pour offrir des beaux combats. C'est sûr que ça pourrait devenir mon futur gagne-pain!», confie le guide de pêche Sébastien Lord.
«De l'autre côté de la pointe de la Baie de Cap-Rouge, il y a un très bon site pour pêcher du bar rayé, un poisson aussi combatif que la ouananiche», révèle Simon Brouard, organisateur de l'activité annuelle Pêche en ville.
Au rythme où les poissons sont introduits et (paraît-il) se reproduisent dans le cours d'eau, tout laisse croire que la pêche au bar rayé pourrait devenir la clé d'une économie florissante à Québec. La pêche au bar est déjà pratiquée et fait la joie des pêcheurs à la recherche de sensations fortes. À condition toutefois de procéder à une remise à l'eau dans les règles. Du moins, pour le moment...