Selon Jacques Grantham, directeur de la division de la foresterie et de l’horticulture à la Ville de Québec, il faut d'abord commencer par dresser l'inventaire de la forêt urbaine. (Photo: Guillaume Picard)
Inventaire en cours de la forêt urbaine de Québec
Combien y a t-il d’arbres sur le domaine public de la ville fusionnée? L’inventaire exhaustif, actuellement en cours, devrait nous en apprendre plus à l’automne, quand toutes les données auront été compilées.
«Une quinzaine d’étudiants vont parcourir les derniers secteurs à inventorier durant l’été, indique Jacques Grantham, directeur de la division de la foresterie et de l’horticulture. Pour l’instant, nous avons répertorié quelque 85 000 arbres. Chaque arbre dispose d’une fiche informatique détaillée comportant entre autres les informations sur l’année de plantation, l’état de l’arbre et les interventions dont il a fait l’objet. À Québec, l’inventaire avait été fait il y a longtemps, mais nous sommes à compléter la collecte des données du côté des arrondissements Laurentien et de la Haute-Sainte-Charles.»
Au terme de cette vaste opération, on devrait compter, selon les estimations, de 125 000 à 135 000 arbres appartenant à la Ville, croit-il. Ces chiffres ne tiennent pas compte des arbres qui enjolivent les terrains en dehors de l’emprise de la ville, laquelle peut aller jusqu’à quatre mètres selon les secteurs.
Plus d’arbres à planter dans l’Est
L’ancienne Ville de Québec pouvait se vanter de son ratio d’un arbre par habitant, mais la fusion a fait chuter cette statistique, puisque certaines villes fusionnées comptaient moins d’arbres.
«Maintenant, nous misons sur le taux de recouvrement par quartier. À l’aide des images satellites, nous pouvons, par infrarouge, voir la couverture végétale pour chaque secteur. À Beauport, le taux de recouvrement est d’à peine 14 ou 15 %, alors que dans l’arrondissement de La Cité, le chiffre monte à 40 ou 45 %. Ce système sophistiqué nous permet de mieux orienter nos plantations pour les années à venir», relate M. Grantham.