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«Une saison marquée par les idées adéquistes» - Mario Dumont

Bilan de la session parlementaire

Article mis en ligne le 21 juin 2007 à 16:35
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«Une saison marquée par les idées adéquistes» - Mario Dumont
Bilan de la session parlementaire
«Au cours des six derniers mois, ce sont l’ADQ et ses idées qui ont teinté le paysage politique au Québec. Pendant la campagne électorale, nous avons gagné le combat des idées et à la suite de l’élection, le gouvernement a dû constater l’évidence et intégrer plusieurs de nos propositions à son menu pour la session. Nous avons été proactifs et les résultats sont là pour en témoigner. La récupération des idées que nous avons amenées sur la place publique ont mené aux seuls gestes constructifs de ce gouvernement.»
C’est en ces termes que le chef de l’Opposition officielle, Mario Dumont, a tracé le bilan de la session parlementaire, se disant satisfait de l’impact que l’Action démocratique du Québec a eu sur la saison politique qui se termine.

Dénonçant l’absence de plan des libéraux, Mario Dumont a rappelé les idées du programme adéquiste reprises par le gouvernement. «Le gouvernement a reculé sur le Mont-Orford et s’est rabattu sur la solution adéquiste; notre intervention dans le conflit de la STM a forcé le gouvernement à agir; le gouvernement a reculé et s’est opposé à l’affaiblissement de la représentativité du Québec au Parlement fédéral; le premier ministre est revenu sur le PPP du CHUM pour y inclure une obligation de contenu québécois; le ministre de la Justice a émis une directive pour hausser les peines des récidivistes de l’alcool au volant. Sans compter tous les autres éléments de notre programme qui ont été récupérés comme les bulletins chiffrés, le redoublement, une consultation sur les conditions de vie des aînés et une commission sur le financement de la santé.»
Un gouvernement rattrapé par la réalité
Constatant que le gouvernement a agi depuis décembre selon un calendrier strictement électoraliste, Mario Dumont est revenu sur les crises provoquées par les libéraux. «L’UQAM, la santé, les hausses de tarifs, Option Canada, le gouvernement libéral a pelleté les problèmes par en avant en vue de l’élection. Il a tout préparé avec l’intime conviction qu’après le 26 mars, il serait toujours majoritaire. Le gouvernement est maintenant victime de ses propres manœuvres partisanes. Aujourd’hui, il concentre toute son énergie à réparer les pots cassés au lieu de s’occuper du développement du Québec.»
La santé: un vrai constat d’échec
Le chef adéquiste a constaté également qu’après quatre années au ministère de la Santé, Philippe Couillard est le grand responsable du pire échec de ce gouvernement. «Qu’il s’agisse des problèmes dans les urgences, des éclosions de C. difficile, des listes d’attente interminables, du financement de la santé, dans tous ces cas, le ministre de la Santé se décharge de ses responsabilités et semble en confrontation complète avec son réseau. Après les démissions de chefs d’urgence et la menace que d’autres emboîtent le pas, cela devient de plus en plus évident. C’est même la ministre des Finances qui a pris sur elle la responsabilité de trouver des solutions aux problèmes du système de santé.»
Charest: champion de l’endettement
Mario Dumont est revenu sur le budget libéral qui, selon l’Opposition officielle, placera le Québec dans une impasse à court terme. «Cette année, on a vendu les meubles pour payer l’hypothèque. Pour éviter un déficit l’an prochain, le premier ministre est tenté d’augmenter la TVQ de 1 %. Les Québécois commencent à saisir les impacts de la panique de fin de campagne qui a poussé monsieur Charest à promettre ses baisses d’impôt. Dans les dernières semaines, le premier ministre est même devenu le champion de l’endettement en martelant que la qualité de son gouvernement se mesure à sa capacité à endetter le Québec.»
Bilan législatif
Au point de vue législatif, le chef de l’Opposition officielle s’est indigné de l’absence de bilan des libéraux. «Le seul élément que ce gouvernement s’était engagé à régler d’ici la fin de la session, ce sont les conseils d’agglomération avec le projet de loi 6. Il était sensé trouver la position qui ferait consensus pour régler le problème et on se retrouve aujourd’hui avec une crise encore plus grave, avec des déchirements sans précédent entre les élus.»
Constatant l’absence de bilan législatif des libéraux, Mario Dumont est revenu sur les projets de loi déposés par l’Opposition officielle. «Le projet de loi sur le doublage et celui sur le Code du travail pour garantir la continuité des services publics de transport en commun en cas de grève représentent des gestes importants. Ce sont des projets qui touchent à des enjeux réels pour le Québec et le gouvernement ne pourra pas les rejeter du revers de la main.»
L’absence de coupable
Enfin, le chef de l’Opposition officielle a dénoncé le manque de volonté des libéraux à prendre leurs responsabilités «Le gouvernement refuse de prendre ses responsabilités dans l’affaire de l’UQAM. Il est incapable d’avouer ses échecs pour relancer l’industrie forestière et pour limiter les hausses successives du prix de l’essence. Il se décharge de ses responsabilités concernant les hausses de tarifs à la SAAQ et pour l’assurance-médicaments. Il ne faut pas oublier la dilapidation des fonds publics dans le scandale d’Option Canada et le désastre du viaduc de la Concorde qui met en évidence la décrépitude de nos infrastructures publiques. Dans tous ces domaines ce qui saute aux yeux, c’est que le gouvernement se dit libre de toute responsabilité. On doit se demander aujourd’hui qui gouverne le Québec.»
Rentrée parlementaire de l’automone
En vue de la rentrée de l’automne, le chef de l’Opposition officielle a fait part de ses réflexions sur les enjeux qui seront au cœur du débat. «Notamment, avec la Commission Castonguay, le Québec vivra un de ses automnes politiques les plus importants depuis longtemps. Ce sera l’occasion d’une profonde réflexion sur le financement du réseau de la santé et au contraire du ministre de la Santé, nous n’avons pas l’intention d’écarter d’emblée les propositions les plus audacieuses. La réputation et la compétence de M. Castonguay nous commandent de lui laisser la pleine liberté d’explorer et de proposer des solutions», a conclu Mario Dumont en rappelant que l’ADQ a été la premier parti à mettre sur la table une proposition de réforme du financement de notre système de santé.

* (Source: Cabinet du Chef de l’Opposition officielle du Québec)

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