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Sexe en plein air: la police intervient régulièrement

Les amendes varient de 100 à 200 $, plus les frais

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Article mis en ligne le 11 juin 2007 à 13:05
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Sexe en plein air: la police intervient régulièrement
La police ne veut pas déclencher de chasse aux sorcières, mais reconnaît qu’elle intervient régulièrement pour inviter les amateurs de sexe en plein air à quitter les parcs et lieux publics. (Photo: Guillaume Picard)
Sexe en plein air: la police intervient régulièrement
Les amendes varient de 100 à 200 $, plus les frais
Les policiers de Québec, aidés par les arrondissements et les patrouilleurs de Vélo-Sécur, mènent régulièrement des opérations, l’été, pour inviter les amateurs de sexe en plein air à quitter les parcs où ils sont surpris en flagrant délit.
Le capitaine Réjean Pleau, responsable des programmes de prévention et des communications à la police de Québec, explique que la problématique «se déplace ailleurs dès que nous menons une opération. Chaque année, nous intervenons en donnant des amendes pouvant aller de 100 à 200 $, plus les frais.»

Le hic, c’est que les règlements, cinq ans après la fusion, n’ont toujours pas été harmonisés d’un arrondissement à l’autre, ce qui n’est pas sans compliquer la tâche des forces de l’ordre, notamment les policiers temporaires qui sont souvent appelés à changer de lieu de travail, soutient M. Pleau.

«La signification d’un règlement de désordre ne veut pas dire la même chose d’un arrondissement à l’autre», explique M. Pleau, qui croit que le travail de ses collègues sera renforcé quand la réglementation rimera de la même façon de Beauport à Cap-Rouge.
La police a les parcs à l’œil
Des policiers en civil veillent au grain en patrouillant à vélo. Ils interpellent les gens et leur remettent des amendes en évoquant notamment le règlement 192, article 7, lequel prohibe l’exposition de sa personne d’une manière indécente ou obscène dans une rue ou une place publique, dans un lieu enclos ou non enclos, ou dans une fenêtre ou porte d’une bâtisse quelconque, de manière à être vu par les voisins ou les passants.
Les policiers peuvent aussi évoquer la réglementation municipale inhérente au flânage dans un mauvais dessein ou encore, fait plus rare, s’en remettre au Code criminel dans des cas d’exhibitionnisme ou de grossière indécence.

«Je vous dirais que ce n’est pas une problématique extrêmement importante, par rapport à la prostitution et aux piqueries, mais elle nous préoccupe. Dès que nous constatons ou qu’un de nos partenaires, comme Vélo-Sécur, note un va-et-vient dans un parc, nous validons la situation et intervenons en conséquence.»
Des points chauds
À l’instar des Plaines d’Abraham (voir autre article en page 5), d’autres parcs sont particulièrement recherchés par les personnes qui aiment s’adonner à de tels plaisirs derrière des bosquets.
C’est notamment le cas du parc de la Plage-Jacques-Cartier, du parc Victoria et de nombreux autres espaces verts, comme le parc linéaire qui borde de part et d’autre la rivière Saint-Charles.

À la Ville, le conseiller en communications Jacques Perron indique que ce parc, dans le secteur de l’usine de la Rothmans, «connaît lui aussi cette problématique. C’est évident que certaines clientèles vont dans des parcs quand il fait beau et qu’ils sont en mouvance d’un parc à l’autre, selon que la surveillance soit accrue.»

Un résidant qui vit à deux pas de la piste cyclable longeant la rivière Saint-Charles affirme qu’il est bien conscient de la présence «d’hommes qui viennent ici pour baiser, mais ils ne sont pas dangereux et assez discrets. Ils ne nous dérangent pas.»
Chasse aux sorcières
Le capitaine Pleau refuse de nommer les lieux où la police intervient d’une année à l’autre pour ne pas ébranler le sentiment de sécurité des gens. «Dès que nous intervenons, le problème se déplace ailleurs. Alors, si je vous nomme un parc, les gens qui le fréquentent pour d’autres motifs, vont garder ça en tête même s’il n’y a plus de problème.»
Mais ces gens sont-ils dangereux? «La plupart du temps non, ce sont des gens qui n’ont pas de dossier criminel», dit-il.

La police, selon l’agent François Bouchard, ne voudrait surtout pas déclencher une chasse aux sorcières contre les homosexuels, ceux qui sont d’abord concernés par ce phénomène de sexe dans les parcs. « On ne veut pas que les gens se fassent justice eux-mêmes ni que d’autres soient tentés d’aller dans les parcs en lisant votre article.»

C’est un secret de polichinelle, aussi, que les haltes routières sont très prisées pour ce type de «loisir». Celles situées autour de la Capitale-Nationale n’échapperaient pas au phénomène.

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