Les Sœurs de la Charité de Québec sont, depuis plus de 100 ans, engagées dans les soins et la recherche sur les maladies mentales.- (Source: Archives des Sœurs de la Charité de Québec)
Des sœurs partenaires pour leur engagement
Le moins que l'on puisse dire est que la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec, dont la moyenne d'âge est de 80 ans, ne présente pas le portrait type d'acteur dynamique et incontournable du développement économique de Québec. Reste que cette communauté religieuse s'est investie à soulager les souffrances des personnes atteintes de maladies mentales de la région pendant 104 ans. Dès 1893, elle prend la relève du gouvernement de l'époque en acceptant la gestion de l'hôpital Saint-Michel-Archange de Beauport, qui prendra le nom de Centre hospitalier Robert-Giffard en 1976. Une des premières actions que les sœurs posent est d'améliorer la qualité de vie des patients.
En 1996, quand les effectifs de la communauté, en déclin depuis le milieu des années cinquante, viennent à manquer, elles remettent à nouveau les clés du centre Robert-Giffard au gouvernement. «Les Sœurs de la Charité de Québec ne se sont jamais totalement désengagées de leur mission», comme le souligne Sœur Lucille Morin, économe générale de la communauté.
Discrétion et humanisme
Pour plusieurs Neurocité se veut le prolongement naturel mais exponentiel du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard, dont les sœurs ont contribué à la mise au monde en 1996. Sœur Morin reconnaît toutefois que "leur participation financière dans le projet est à la mesure de leur moyen, donc limitée". Leur implication est aussi discrète. Les sœurs y détiennent néanmoins un siège sur le conseil d'administration.
L'image humaniste de la communauté servirait-elle de caution au mégaprojet? Le Dr Michel Maziade, PDG de NeuroCité assure que non. Selon celui qui agit aussi à titre de directeur scientifique du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard, «les sœurs ne veulent pas de publicité. La congrégation désir la discrétion. Ce qui est certain, c'est qu'elles accompagnent depuis ses débuts le Centre parce que c'est en continuité de leur mission. Leur présence constitue une forme de reconnaissance pour le travail accompli depuis 1893 afin de soulager les personnes atteintes de maladie du cerveau à une époque où les ressources étaient pratiquement inexistantes.»