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Ça promet pour le futur du soccer régional

Denis Fortin par Denis Fortin
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Article mis en ligne le 10 juin 2007 à 7:30
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Ça promet pour le futur du soccer régional
Maxime Barabé est des plus confiants quant à l'avenir du soccer dans la région de Québec.
Ça promet pour le futur du soccer régional
Où sera rendu le sport du soccer dans la région de Québec dans 10 ans? Bien malin celui ou celle qui pourrait dire avec exactitude ce que deviendra le sport le plus pratiqué à l'échelle planétaire. Dans l'esprit du directeur général de l'Association régionale de soccer de Québec (ARSQ), Maxime Barabé, l'un des défis à relever au cours des prochaines années sera d'améliorer les débouchés vers les équipes nationales des joueurs et joueuses québécois.
«Chez les filles, ce processus est bien enclenché, indique Maxime Barabé. Une des raisons qui explique ce constat est la réussite des formations féminines du Dynamo de Québec. Cette équipe est très bien cotée sur la scène canadienne. Au fil des ans, on a su développer une très bonne filière de joueuses grâce à un très bon encadrement. Je suis même certain qu'avec le talent que possèdent les joueuses, les filles pourraient fort bien se défendre dans une ligue semi-professionnelle».

Le directeur général de l'ARSQ rêve du moment où l'on pourra en dire autant du côté masculin. «Il y a de fortes chances qu'un club semi-professionnel masculin s'établisse dans la région de Québec sous peu. Elle évoluerait dans le même circuit que l'Attack de Trois-Rivières, soit la Ligue canadienne de soccer Québec-Ontario. Ce ne pourrait qu'être une bonne nouvelle pour les joueurs de la région», ajoute M. Barabé.

Ce dernier estime que la popularité du soccer est attribuable à plusieurs éléments. Le premier de la liste est le fait qu'outre le baseball, le soccer n'a pas de grosse concurrence en sports en période estivale.

«Nos bénévoles ont abattu un travail colossal au cours des dernières années. Ils ont en fait adapté la pratique du soccer aux besoins des diverses clientèles. À compter du moment où le sport a répondu aux attentes des 5-7 ans avec des plateaux où deux équipes de quatre joueurs s'affrontent, des 8-11 ans (deux équipes de sept joueurs) et des 12 ans et plus (11 contre 11), on a senti une hausse sensible dans nos inscriptions», précise le directeur de l'ARSQ.

Le soccer est aussi un sport peu coûteux qui se pratique principalement à l'extérieur, ce qui permet de prendre l'air tout en dépensant de l'énergie.

«Il n'est pas loin le jour où l'on pourra pratiquer le soccer 12 mois par année, poursuit M. Barabé. D'autant plus que la Ville de Québec a pris position pour la construction éventuelle de quatre complexes intérieurs sur le territoire, une priorité et une nécessité pour le développement futur du soccer. En pouvant bénéficier de plateaux intérieurs, on améliorera certainement le calibre de nos joueurs et joueuses et ainsi augmenter nos chances de succès sur la scène internationale».
Incompréhensible
Pour appuyer ses dires, Maxime Barabé fait une comparaison qui peut laisser songeur.
«Sur le seul territoire de la Ville de Québec, on compte 14 arénas pour environ 12 000 joueurs de hockey, soit la moitié des joueurs de soccer recensés dans la région. Il n'y a aucun stade intérieur de soccer disponible sur la Rive-Nord et un en construction sur la Rive-Sud du Saint-Laurent. Pourtant, on développe des stades intérieurs de soccer partout ailleurs en province.

La construction de tels complexes permettrait d'augmenter le nombre de joueurs qui jouent en période hivernale dans la région de Québec.

«Présentement, seulement 15 % de nos joueurs évoluent en période hivernale, soit un peu plus de 3 600 joueurs répartis dans 300 équipes dans la Ligue de soccer intérieur Québec-Métro dans les catégories U-9 à Senior. De ce nombre, on en dénombre une centaine qui évoluent dans la Ligue régionale récréative de soccer de Québec. On attend de telles infrastructures avec impatience», termine Maxime Barabé

La présente réforme débutée cette année dans la structure des clubs de soccer québécois et qui devrait se terminer dans cinq ans, qui fait d'ailleurs l'objet d'un article plus approfondi dans la présente édition, est un élément fondamental qui devrait assurer l'avenir du soccer à Québec comme ailleurs en province.

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