La popularité de la Ligue de football Moustique de la Capitale a de quoi réjouir les responsables des divers programmes scolaires de la région.
L'avenir du football régional est assuré
Les responsables des équipes de football scolaire, collégial et universitaire de la région de Québec peuvent dormir sur leurs deux oreilles quant au futur recrutement dans cette discipline sportive. Du moins si l'on se fie à l'engouement très senti des jeunes joueurs âgés de 11 et 12 ans membres des neuf équipes de la Ligue de football Moustique de la Capitale.
À sa troisième saison, le football n'a jamais été autant populaire chez cette clientèle qui était autrefois quelque peu délaissée par les différentes organisations de football scolaire. Ce qui n'est pas le cas pour les organisations de football des provinces anglophones qui développent des joueurs de cet âge depuis de nombreuses années déjà.
«Un élément caractéristique de notre ligue est que quatre programmes de football Juvénile chapeautent sept des neuf équipes qui en font partie, mentionne l'un des instigateurs du circuit de la Capitale et responsable du programme Juvénile du Laser du pavillon des Sentiers de Charlesbourg, Simon Bégin. Outre le programme du Laser, les autres qui sont engagés au sein de la ligue sont le Petit Séminaire de Québec, l'Externat Saint-Jean-Eudes de Charlesbourg et l'école de la Courvilloise de Beauport».
Quatre formations formaient les rangs de la Ligue de football Moustique de la Capitale lors de sa création en 2005. Ce nombre est passé à six en 2006 pour atteindre neuf en 2007. Les équipes qui formaient les cadres de la ligue cette année sont les suivantes : Patro Laval, Patro Roc-Amadour, les écoles privées de l'Externat Saint-Cœur-de-Marie, Saint-Jean-Berchmans et Saint-Louis-de-Gonzague de même que les écoles publiques Cap-Soleil et des Loutres, de l'Escalade, du Parc Orléans et de la Ribambelle.
But éducatif
«Le but premier de notre ligue est d'initier les élèves de cinquième et sixième années au sport du football, ajoute le «coach» Bégin. On fait également en sorte que les joueurs aient du plaisir à jouer au football et qu'ils parviennent à comprendre les règles de jeu. En ce sens, les entraîneurs de chacune des formations prennent le temps d'expliquer les jeux tandis que les officiels donnent les raisons des infractions qu'ils décernent. On met d'abord et avant tout l'accent sur le jeu et non sur les résultats».
De l'avis de l'entraîneur qui a savouré une 100e victoire en carrière à la barre du Laser Juvénile en octobre dernier, la popularité du football du Rouge et Or de l'Université Laval n'est pas étranger au fait que la Ligue de football Moustique de la Capitale obtienne autant de succès chez les 11-12 ans.
«Il est bien évident que le Rouge et Or encourage bien des jeunes à jouer au football. On entend des paroles qu'on n'entendait pas il y a une dizaine d'années. Plusieurs joueurs ambitionnent maintenant d'évoluer un jour pour l'Université Laval. Ils sont prêts à consentir les efforts nécessaires pour y parvenir. Cela ne peut qu'être bénéfique pour le recrutement dans les clubs scolaires», poursuit Simon Bégin.
Même si le circuit régional Moustique en est qu'à sa troisième saison, les divers programmes de football scolaire en retirent déjà des dividendes.
«Quand un jeune s'intéressait au football en première secondaire, les entraîneurs devaient bien souvent enseigner la base du jeu en début de saison. Les entraîneurs Benjamins sauvent un temps précieux depuis la venue de la ligue car bien des joueurs de première année connaissent déjà les rudiments du sport. Quand on leur dit qu'il évoluera au poste de secondeur, le jeune qui a joué dans la Ligue Moustique se dirige au bon endroit et se met en position. Autrefois, cela pouvait prendre deux à trois entraînements avant que tous comprennent ce principe», affirme encore Simon Bégin.
L'avenir de la Ligue de football Moustique de la Capitale s'annonce par ailleurs des plus prometteurs. Pour la seule saison 2008, les promoteurs prévoient l'ajout de quatre autres formations pour un grand total de 12 équipes.
«En 2007, les équipes ont été invitées à participer à deux classiques, la première à l'Externat Saint-Jean-Eudes le 21 mai dernier et la deuxième au pavillon des Sentiers le 26 mai 2007. Si on atteint le nombre de 12 clubs l'an prochain, on songe à tenir simultanément deux événements qui seraient suivis par une grande finale réunissant toutes les équipes. Cette participation anticipée assurerait ainsi l'avenir du football dans la grande région de Québec», conclut l'entraîneur-chef du Laser Juvénile de l'école Saint-Pierre et des Sentiers de Charlesbourg.