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Stéphane Dion presse le premier ministre d'agir au G-8

Article mis en ligne le 4 juin 2007 à 14:55
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Stéphane Dion presse le premier ministre d'agir au G-8
Le premier ministre Stephen Harper doit renoncer à l'ambigüité calculée de son gouvernement lors du sommet du G-8 si nous voulons éviter de payer le prix élevé des changements climatiques, a déclaré aujourd'hui le chef de Parti libéral, Stéphane Dion.
«Afin de prévenir des changements climatiques dévastateurs, et pour tirer avantage des énormes opportunités économiques qu'offre ce défi, il nous faut un gouvernement fédéral qui se montre à la hauteur de la tâche, qui propose un plan d'action national efficace et qui fasse ouvre de leader sur le plan international», a dit M. Dion dans une allocution prononcée aujourd'hui devant la Chambre de commerce de Winnipeg.

«Le prochain Sommet du G 8 est l'occasion d'éviter une telle catastrophe. S'il aboutit à une entente édulcorée ou à la création d'un processus qui, pour entraîner l'adhésion du gouvernement Bush, mine le Protocole de Kyoto et fait reculer le monde, il n'aura rien donné de bon.»

M. Dion a souligné le fait que Stephen Harper a de nouveau démontré aujourd'hui qu'il ne comprenait pas les dangers ni la gravité des changements climatiques lorsqu'il a suggéré que la communauté internationale adopte des objectifs basés sur l'intensité pour réduire les émissions globales de gaz à effet de serre.

Des objectifs basés sur l'intensité permettraient l'augmentation des émissions et non pas leur diminution. Par exemple, une entreprise aurait le droit de produire une quantité totale de gaz à effet de serre plus élevée si elle en produisait moins proportionnellement à la totalité de ses émissions. Le projet libéral, lui, recommande de fixer des objectifs absolus, que le reste du monde tend d'ailleurs à adopter. Ces objectifs absolus requièrent des réductions réelles et substantielles des émissions.

M. Dion a demandé au Premier ministre d'oublier son manque de conviction personnelle dans ce dossier capital et d'assumer la responsabilité du Canada d'agir. Il a pressé M. Harper de faire ce que le monde attend du Canada et d'appuyer la présidente du G 8, la chancelière allemande Angela Merkel, dans sa quête pour rassembler les pays dans la lutte contre les changements climatiques.

«Le défi du réchauffement planétaire donne au Canada une chance incroyable de montrer la voie et d'être parmi les premiers à agir, et d'exploiter l'immense potentiel économique de la limitation mondiale des rejets de carbone», a dit M. Dion.

«Mais les conservateurs ont plutôt montré, une fois encore, qu'ils étaient incapables de relever un défi international. Aucune propagande, aucune fanfaronnade des conservateurs ne peut masquer la profonde abdication des responsabilités du Canada envers le monde.»

Le chef libéral a également mis en lumière le fait que les conservateurs n'ont pas présenté de plan national crédible de lutte contre les changements climatiques. Les conservateurs ont affirmé que leur plan stabilisera les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2012 et entraîneront, d'ici à 2020, une réduction de 20 % des émissions par rapport à 2006, mais de plus en plus d'éléments prouvent que ces deux prétentions sont fausses.

En plus des aveux des représentants du ministère de l'Environnement, qui ont récemment admis que les principaux volets du plan conservateur n'ont pas encore été élaborés, la Deutsche Bank a récemment rapporté aux investisseurs internationaux que dans le cadre du plan conservateur, les émissions de gaz à effet de serre au Canada augmenteront fort probablement jusqu'à 2020 au moins. La Deutsche Bank a également conclu que le plan n'incitait aucunement les entreprises à investir dans les nouvelles technologies à faibles émissions de carbone.

M. Dion a également souligné que l'inaction des conservateurs au pays contrastait fortement avec le plan de lutte contre les changements climatiques du Parti libéral, le Budget carbone.

«L'objectif du plan libéral est clair: il ne s'agit pas seulement d'être un pays phare dans la lutte contre le réchauffement planétaire. Il faut aussi mener cette lutte par des moyens qui encouragent les investissements verts, revitalisent notre économie et créent de bons emplois bien payés pour les Canadiens. Le Canada ne peut plus faire comme si les changements climatiques n'étaient pas une menace réelle. Nous ne pouvons plus nier les avantages économiques d'une telle lutte», a-t-il conclu.

* (Source: Cabinet du chef de l'opposition à Ottawa)

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