Quelque peu excédés par la montée n épingle de l'affaire Dion, les dirigeants de la Société du 400e ont accepté de vider la question.
Céline à Québec: les négociations se poursuivent avec le Comité du 400e
Le téléphone continue de sonner entre Québec et Las Vegas. La Société du 400e de Québec et René Angelil négocient toujours, malgré la sortie du mari et impresario de Céline Dion qui n’a pas mâché ses mots pour décrier l’attitude de l’organisation présidée par l’homme d’affaires Jean Leclerc.
C’est ce qu’a révélé le directeur général de la Société du 400e, Pierre Boulanger, lors d’une récente table ronde tenue avec l’équipe de Québec Hebdo.
«Les communications n’ont jamais été rompues avec l’équipe de M. Angelil. Les négociations se poursuivent et on espère qu’on va en arriver à une solution qui soit satisfaisante pour tout le monde. Dès qu’on sera rendu à annoncer le résultat des discussions, on le fera», a-t-il dit.
Jean Leclerc, pour sa part, a indiqué que plusieurs offres avaient été formulées pour accommoder la chanteuse québécoise qui, rappelons-le, sera en tournée mondiale l’an prochain.
«On a eu d’innombrables discussions avec eux. Nous leur avons offert plein de choses et il est sûr qu’à partir du moment, malgré toutes les choses qu’on leur a offertes et toute la flexibilité qu’on était prêt à mettre pour les accommoder, au moment où ils ont décidé de faire une tournée mondiale, peut-être que ça les intéressait moins de faire partie du spectacle d’ouverture.»
Selon M. Leclerc, «il faut que vous compreniez les attentes de la Société et nous, on comprend que Mme Dion a son propre agenda. Ce qu’on essaie, c’est de trouver dans ses exigences, dans ce qu’elle peut nous offrir, et nous ce dont nous avons besoin, un terrain d’entente.»
Viendra, viendra pas? Sur les Plaines d’Abraham, dans un concert rassembleur devant 250 000 personnes, ou au Colisée Pepsi devant 15 000 fans? La question reste entière.
Impatience au sein de la population
Les gens de Québec s’impatientent devant le peu de détails qui ont filtré, jusqu’ici, concernant la programmation.
«Je pense que quand on va être en mesure d’en dire plus sur la programmation, on va corriger l’impression que le 400e, c’est seulement un peu plus que ce qui se passe déjà à Québec d’année en année. On attend que les contrats soient signés, que les concepteurs aient accouché de leurs bébés avant d’en dire plus», soutient Josée Laurence. La directrice principale exécutive du 400e, qui baigne dans le dossier depuis quatre ans et demi, a indiqué que la population devrait être fixée d’ici la fin de l’été.
«Ça va tomber au fur et à mesure. Il y a 10 mois de programmation à soutenir. Si on dit tout, tout de suite, on va s’ennuyer dans six mois. Il faut garder des surprises jusqu’en septembre prochain, quand on va publier ce qui ressemblera à la programmation officielle.»
Les meilleurs sur la glace
Les projecteurs seront braqués sur la capitale en autant que les «meilleurs hommes et femmes de Québec sont sur la place, soutient Jean Leclerc. Ça veut dire aller chercher nos talents, comme Robert Lepage, qui est reconnu sur la scène internationale, mais aussi nos organismes locaux. Le Carnaval de Québec, le Festival d’été, les Violons du Roy, le Trident, ce sont des organisations qui sont très bonnes dans leur secteur respectif.»
«Imaginez le nombre de personnes que ça nous aurait pris sur nos payroll pour organiser autant d’événements, poursuit M. Leclerc. Nous sommes allés voir tous ceux qui sont établis à Québec pour voir ce qu’ils pourraient faire de spécial pour le 400e en leur disant que nous allions les aider à financer leurs projets. Une partie de la programmation nous est propre, mais pour le reste, nous nous appuyons sur nos organismes. Je crois que c’était la meilleure chose à faire pour profiter des talents d’ici. »