Les résidences et bâtiments secondaires de la côte des Érables seront protégés en vertu d’un règlement visant à déclarer le secteur site patrimonial. (Photo Jancimon Reid)
Vestiges du 18e siècle à Lebourgneuf
Une section du quartier Lebourgneuf traversée par la côte des Érables est récemment devenue un site patrimonial officiellement reconnu par la Ville de Québec.
Un rapport d’expertise a en effet permis d’identifier une concentration importante de propriétés à haute valeur historique dans le quadrilatère entourant la côte des Érables au nord du boulevard Bastien. D’après ce rapport, 35 bâtiments d’intérêt patrimonial sont touchés par cette désignation.
Certaines des bâtisses sont considérées comme des témoins privilégiés des influences architecturales et des procédés de construction en vogue dans les années 1780 à 1950. L’implantation du quartier remonterait quant à elle à la fin du 17e siècle.
Les propriétés évaluées, dont certaines constituent des ensembles complets de ferme auxquels sont rattachés plus de deux bâtiments secondaires, sont particulièrement rares à l’échelle de la ville de Québec. En plus des résidences proprement dites, une vingtaine de bâtiments secondaires (écurie, poulailler, fournil, maison-bloc et grange-étable) sont également touchés par ce nouveau projet de règlement.
Le statut patrimonial obligera dorénavant les propriétaires des immeubles touchés à prendre les mesures nécessaires pour conserver la bâtisse en bon état et à préserver le cachet du paysage architectural. «C’est la première fois qu’on a un projet de citation d’un site patrimonial depuis la nouvelle ville, précise le conseiller François Picard, pilote du projet. C’est le dossier dont je suis le plus fier depuis mon élection.»
L’initiative de ce projet de règlement fait suite à la démolition d’une maison considérée d’intérêt patrimonial à l’été 2005. En décembre 2006, une consultation publique avait permis aux citoyens de s’exprimer sur le sujet.
Parmi les commentaires entendus, plusieurs de citoyens réfractaires. «Plusieurs propriétaires avaient peur de se faire imposer les façons de rénover leur maison, explique M. Picard. D’autres craignaient que ça en vienne à allonger le processus indûment pour une demande de permis de construction.» En mars dernier, la tenue d’une soirée d’information avait enfin permis de dissiper la plupart des craintes.
Le 22 mai dernier, le règlement a été adopté lors de la dernière séance du conseil municipal. Désormais, toute demande de permis devra être acheminée au comité exécutif