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Le PLC demande au gouvernement de protéger les emplois et la prospérité au Canada

Article mis en ligne le 10 mai 2007 à 14:15
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Le PLC demande au gouvernement de protéger les emplois et la prospérité au Canada
Le gouvernement conservateur doit annuler ses politiques bancales visant à mettre un terme à la déductibilité des intérêts et à prélever un impôt écrasant sur les fiducies de revenu, avant que de telles mesures ne causent des pertes d'emplois et ne minent la compétitivité générale du Canada, ont affirmé aujourd'hui le chef libéral, Stéphane Dion, et le porte-parole libéral en matière de finances, John McCallum.
«L'économie mondiale est prise d'une frénésie de rachats d'entreprises. On ne fait qu'une bouchée des sociétés canadiennes. Et quand les sièges sociaux quittent le Canada, les bons emplois partent aussi, a dit M. Dion. Que fait le gouvernement pour protéger ces emplois? Que fait le gouvernement pour s'assurer que les Canadiens les plus brillants et les plus éminents puissent continuer à travailler dans notre pays, pour notre pays?»

Aujourd'hui, M. Dion a présenté à la Chambre des communes une motion pressant le gouvernement conservateur de retirer sa proposition portant sur l'abolition de la déductibilité des intérêts sur les investissements à l'étranger et d'entreprendre des consultations publiques visant à trouver un meilleur moyen de réduire les évasions fiscales, sans nuire aux entreprises canadiennes.

«Nous exhortons le gouvernement à renoncer à son projet d'abolir la déductibilité des intérêts et à mettre sur pied un groupe de travail qui serait chargé d'étudier la politique fiscale canadienne internationale afin de s'assurer qu'elle favorise notre compétitivité, mais aussi de durcir notre régime fiscal, a ajouté M. Dion. Ce groupe de travail aurait pour tâche de réviser quelque 90 conventions fiscales conclue par le Canada avec d'autres pays, dans le souci de veiller à ce que les parties à ces conventions respectent les conditions prévues au départ.»

La motion de M. Dion demande aussi au gouvernement conservateur de réviser son impôt écrasant de 31,5 % sur les fiducies de revenu et de le remplacer par le plan libéral, qui comporte un impôt, plus modeste, de 10 %, qui serait remboursable à tous les investisseurs canadiens.

«En abolissant des incitatifs fiscaux dont les entreprises d'autres pays bénéficient, le gouvernement conservateur affaiblit la compétitivité du Canada et sa compétitivité sur le marché international. Cela se traduit directement par la perte d'entreprises canadiennes et d'emplois au Canada», a ajouté M. McCallum.

Jusqu'à présent, ces deux mesures ont joué un rôle dans plus de 15 tentatives de rachat au cours des cinq derniers mois, et au moins 15 révisions stratégiques dans le secteur des fiducies de revenu uniquement. Le gouvernement conservateur a fait fi de cette montée en flèche extraordinaire de ces rachats d'entreprises par des intérêts étrangers. Il a même affirmé qu'il n'était pas nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour protéger les emplois canadiens, puisque, selon lui, le système de révision actuel, qui est basé sur l'intérêt général du pays et qui ne contrôle que les transactions individuelles, est toujours pertinent même dans le contexte d'une tendance aux rachats étrangers rapides et inamicaux.

«Ces politiques mal ficelées montrent clairement que le ministre des Finances, Jim Flaherty, est dépassé par les événements et ne comprend pas l'impact de ses décisions, a conclu M. McCallum. Le gouvernement conservateur doit renoncer à ses politiques bancales avant qu'il ne soit trop tard.»

* (Source: Parti libéral du Canada)

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