Universitaires à temps plein, clowns à temps partiel


Publié le 2 mai 2017

La coordonnatrice Élise Désilets et le responsable des communications, Kéven Chapdelaine.

©Frédéricke Gervais

HUMANITAIRE. Deux fois par mois, des étudiants-clowns thérapeutiques de l’UQTR se rendent dans les Centres d’hébergement de Trois-Rivières pour égayer les journées des personnes âgées. Les PsychoClowns en font sourire plus d’un.

C’est dans les Centres Cooke, Cloutier-Rivage et Roland-Leclerc qu’ils ont tout récemment obtenu des contrats stables, deux fois par mois, afin de répandre le plus de joie possible aux personnes âgées atteintes de perte cognitive, d'Alzheimer ou de démence.

Les PsychoClowns
courtoisie

«On demande une petite compensation monétaire qui va surtout nous aider à payer nos formations avec Guillaume Vermette [un clown humanitaire qui se promène de pays en pays pour transmettre un peu d’espoir aux jeunes enfants dans le besoin]. Mais au final, si nous en avons en surplus, on trouve un moyen de la répartir dans la communauté», explique le responsable des communications, Kéven Chapdelaine.

PsychoClown priorise les étudiants en psychologie et en psychoéducation du Pavillon Michel-Sarrazin. Par contre, la diversité clownesque fait leur richesse, donc tous les étudiants de l’UQTR sont les bienvenus.

«Nos deux principaux buts dans ce projet, c’est premièrement d’aider à combattre la solitude chez certaines personnes, mais c’est aussi de donner une chance aux étudiants en psychologie, qui n’ont aucun stage de formation, de bénéficier d’une expérience de bénévolat. Ça leur permet également d’entrer contact avec une clientèle dans le besoin», mentionne la coordonnatrice, Élise Desilets.

Leur formation en psychologie aide grandement à leur mission. «On est énormément à l’écoute, on s’implique et on les fait rire», poursuit-elle. Les clowns bénévoles ne sont pas costumés avec le déguisement stéréotypé du clown pour fête d’enfant. Ils sont habillés afin d’accentuer un trait de caractère farfelu de leur personnalité. Par exemple, Élise est la maman du groupe. Elle est donc costumée d’une grosse robe, d’un tablier, d’un bonnet et de son nez rouge.

Selon Kéven, les infirmières sont très optimistes par ce projet. Elles remarquent un changement chez certains patients, une plus grande ouverture de ceux-ci. Les jeunes clowns ont également été approchés par Autisme Mauricie et ils comptent bien amplifier leur mission vers cet organisme.

Élise et Kéven espèrent un jour que ce projet fleurisse dans d’autres universités du Québec pour donner une plus grande dose de bonheur à un maximum de gens.