Sections

Wartin Pantois défend le côté accueillant de Québec dans un nouveau collage


Publié le 19 septembre 2017

L’œuvre peut être contemplée sur un des murs du Centre multiethnique de Québec, rue Lalemant, dans Saint-Roch.

©(Photo TC Media – Prisca Benoit)

STREET ART. L’artiste Wartin Pantois a de nouveau utilisé ses talents pour cette fois-ci rendre éloge au caractère accueillant de la capitale. Un collage représentant des immigrants et des travailleurs de l’ombre a été installé sur un mur du Centre multiethnique de Québec, ce matin.

Les silhouettes représentent les personnes qui aident à l'intégration des immigrants.
(Photo TC Media – Prisca Benoit)

Wartin Pantois souhaite montrer que malgré la présence de groupes comme la Meute, la ville de Québec demeure un endroit où il fait bon vivre, peu importe sa provenance. «Il y a beaucoup de gens ouverts et accueillants à Québec. On en entend moins parler, mais ils sont là, dans l’ombre, à donner de l’amitié, à faire de petits gestes qui réchauffent le cœur et qui rendent la vie plus belle. Je voulais leur donner de la visibilité grâce à ce collage, donner une autre perspective sur les citoyens de la Ville de Québec», raconte-t-il.

Des mythes à briser

Selon lui, une méconnaissance des immigrants de la ville crée une méfiance chez certains citoyens. «Je suis persuadé qu’une majorité des sympathisants des groupes identitaires prendrait ses distances avec les discours haineux simplement en connaissant mieux les nouveaux arrivants, en les rencontrant, en dialoguant avec eux, croit-il. La haine est souvent liée à la peur de la différence. Parfois il faut oser aller à la rencontre des autres, ça nous apprend bien des choses sur eux et sur nous!»

Les personnes issues de l'immigration enrichissent Québec, dit l'artiste.
(Photo TC Media – Prisca Benoit)

S'impliquer

À l’extérieur du pays lors des manifestations sur l’immigration du 20 août, l’artiste a senti qu’il devait traiter le sujet dans une œuvre. «Je voulais d’abord représenter la diversité, la beauté issue de l’immigration. Puis, comme dans mon travail j’essaie de présenter des réalités occultées, des personnes un peu oubliées, je me suis dit que je pourrais du même coup mettre en valeur les personnes qui aident les nouveaux arrivants à s’intégrer», a-t-il expliqué.

C’est en partenariat avec le Centre multiethnique que le concept a vu le jour. «Je suis très content que le Centre multiethnique ait accepté de l’accueillir sur son immeuble. Je ne le voyais pas ailleurs!», a-t-il remercié. Les modèles ne sont pas nécessairement des gens qui fréquentent ce lieu, toutefois. «Je voulais que tout le monde puisse s'y voir», a conclu l’artiste.