Sections

SRB: «revoir le projet pour le bonifier, c’est une bonne nouvelle»


Publié le 20 avril 2017

Une image d'une station de SRB, près de l'Amphithéâtre. (Photo gracieuseté)

TRANPORTS. Les directeurs généraux du Conseil sur l’environnement et d’Accès transports viables, Alexandre Turgeon et Étienne Grandmont, estiment que de «revoir le projet [de Service rapide par bus (SRB)] pour le bonifier, c’est une bonne nouvelle».

M. Grandmont croit que le projet de transport en commun structurant pour la capitale est toujours nécessaire. «Le projet doit certainement être revisité. Le projet avait été bâti pour deux villes, alors forcément, il faudra revoir certains aspects du projet. On comprend qu’on perd un peu de temps. Avec la consultation, on a la chance de bonifier ce projet-là. On espère par contre que ça ne reportera pas de beaucoup sa mise en place», a-t-il souhaité, rappelant la date de 2022 visée au départ pour le SRB.

Est-ce que c’est l’occasion de revoir le tracé? «C’est ce qu’on pense et on le dit. Il y a la possibilité de desservir davantage une clientèle déjà existante où les métrobus sont pleins», a-t-il estimé.

De son côté, M. Turgeon ne croit pas que la population se soit complètement braquée contre un projet structurant de transport en commun, mais que le SRB a manqué de visibilité et que le projet n’a pas bien été expliqué au cours des derniers. «On peut mettre le blâme sur Lévis, sur le fait qu’on n’a pu avancer dans la promotion du projet parce qu’elle ne savait pas ce qu’elle voulait depuis des mois», a-t-il critiqué.

Les consultations pourront mettre les choses au clair, croit le directeur du Conseil sur l’environnement, Alexandre Turgeon. «Ils vont pouvoir expliquer quelles sont les forces de ce projet-là, comment ils comptent améliorer l’offre de transport en commun, et pourquoi élargir les tentacules de ce projet vers le nord, à Charlesbourg, et vers l’est, à Beauport, parce que Lévis vient de libérer de l’espace budgétaire», a-t-il avancé.

Ce dernier affirme que les 1,6 G$ prévu pour le SRB devraient tous être investis à Québec. «Pourquoi pas? On mérite ça! Il y a huit projets structurant en transport collectif de tramway dans l’agglomération de Toronto, tous financés par le fédéral. La ville d’Ajax a un projet de SRB. C’est 115 000 habitants. Come on! On est quoi nous autres? Montréal a son projet à 5 milliards et nous rien? On a besoin de ça», a-t-il argué.

M. Turgeon pourrait ramener le tramway dans les consultations publiques pour certains axes de circulation plus achalandés. «Quand la Ville s’est faite dire non, il y avait un contexte de coupes au gouvernement provincial. Ça a peut-être changé», a-t-il offert. Selon lui, l’axe du métrobus 801, avec 58 000 transports par jour, est bien au-delà du minimum de 25 000 pour des tramways déjà installés ailleurs dans le monde.

«Dans une ville comme Québec, ça prend une colonne vertébrale, ça prend un réseau structurant, et le minimum, c’est un SRB», a-t-il conclu.