La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse affiche ses couleurs

Publié le 16 mai 2015
CDPDJ

DROIT. À la veille de la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse lance un appel au gouvernement du Québec pour qu'il adopte des dispositions réglementaires afin de reconnaître les droits des personnes trans protégés par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.

«La Commission, tout comme la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et trans (LGBT), attend avec impatience les résultats de deux projets qui auront un impact important pour les personnes LGBT : le règlement portant sur le changement de la mention du sexe et du prénom dans le registre de l'état civil, ainsi que les suites du Forum sur la lutte contre l'intimidation», a précisé aujourd'hui le président de la Commission, Jacques Frémont.

La journée internationale, qui a vu le jour à Montréal en 2003, se déroule cette année sous le thème «Les alliées affichent leurs couleurs», afin de mettre en lumière le rôle indispensable des alliés dans la lutte contre l'homophobie et la transphobie. Ainsi, chaque personne, quelle que soit son orientation ou identité sexuelle, a une responsabilité dans la défense des droits de la communauté LGBT, par exemple en évitant de banaliser les mots et les blagues homophobes et en réagissant si elle est témoin de discrimination.

«La Commission est non seulement une alliée, elle joue également un rôle essentiel afin d'assurer l'égalité de tous et toutes», a précisé M. Frémont qui a rappelé que la Commission est intervenue, au fil des ans, pour faire avancer le droit à l'égalité des membres de cette communauté.

Changement et révision

Dans le cadre des consultations de la Commission des institutions de l'Assemblée nationale, la Commission a soutenu en avril dernier que le changement de la mention du sexe et du prénom est protégé par la Charte. Elle a également plaidé en faveur de la révision de certaines dispositions du règlement qui porte atteinte aux droits des personnes trans, entre autres, l'imposition d'un délai de deux ans qui obligerait la personne qui veut faire une demande de changement de vivre en tout temps dans une situation où son identité de genre ne correspond pas à son identité civile.

La Commission a aussi invité le gouvernement à agir pour lutter contre l'intimidation dont sont victimes les membres de la communauté LGBT. En effet, 47 % des jeunes LGBT font l'objet de menaces, de violence ou d'intimidation à l'école.

Pour plus d'information : www.cdpdj.qc.ca

(Source : CDPDJ)