Manifester pour la gratuité des transports en commun

«La gratuité c'est la liberté!»


Publié le 31 août 2014

AUTOBUS. Une manifestation de militants prônant la gratuité du RTC (réseau de transport de la capitale) avait lieu ce dimanche. Devant la bibliothèque Gabrielle Roy, une cinquantaine de manifestants accompagnés d'une fanfare d'une vingtaine de personnes se sont mis en branle à 14h.

Organisée par le collectif Subvercité, l'événement était encadré par des policiers, et a attiré également quelques badauds, malgré le temps incertain.

Subvercité est un collectif oeuvrant dans une perspective anticapitaliste formé à Québec il y a un peu plus d'un an. La justice sociale et le respect de l'environnement sont des priorités pour le collectif de gauche qui se dit autonome de tout parti politique.

«Faciliter le mode de déplacement, cela va aider les gens à se sortir de la pauvreté, de l'exclusion sociale», explique la porte-parole du collectif pour l'événement, Catherine Lefrançois. On est conscients qu'il y a toute une population à convaincre qu'il faut changer la situation», souligne-t-elle. La manifestation est un premier pas. «Se déplacer c'est fondamental pour l'exercice d'une vie minimalement bonne, avoir accès aux services de santé, aller travailler, trouver un emploi sont des besoins de base mis en péril [avec la tarification croissante du RTC], mentionne Catherine Lefrançois.

Leur campagne qui vient tout juste de commencer a nécessité des pancartes, des slogans, des autocollants. L'organisation a d'ailleurs reçu une mise en demeure du RTC pour changer leur logo pastiche de l'autobus du réseau de transport.

Ce qu'ils attendent à la fin de la manifestation? «On espère une discussion sur la tarification des transports collectifs», avance la porte-parole de l'événement.

Le collectif souhaite sensibiliser les citoyens de Québec à effectuer des «choix de société dont l'obstacle est la tarification», soutient-elle.

Le coût d'une carte opus mensuelle pour le réseau de transport de la capitale est de 81,25$, «le ratio actuellement est que l'usager paie 30% des revenus du RTC  mais on ne sait pas sur quels critères ce 30% s'est élaboré», déplore Olivier Amiot. Ce dernier insiste également sur le modèle  de quelques villes françaises et d'Europe de l'est où a gratuité du transport en commun s'est avérée efficace. «Plusieurs villes de la Rive-sud de Montréal ont déjà expérimenté la gratuité totale ou partielle de leur réseau», mentionne sa collègue.

D'autres avantages? «On observera une diminution du trafic automobile, moins de pollution, mais aussi moins de voitures donc un environnement plus sécuritaire», rapporte Catherine Lefrançois en insistant sur les retombées positives de plusieurs aspects de la vie.

Le collectif souhaite participer à des ateliers et être invité à des conférences. «On espère participer à la semaine du transport collectif», avance Olivier Amiot.

Groupe Québec Hebdo