De nouveaux jeux pour les écoliers des Ursulines à Loretteville


Publié le 3 septembre 2013

En retrait de la rue Racine à Loretteville et à proximité de la chute Kabir Kouba se trouve une toute petite école privée. Près de 90 enfants viennent y apprendre les matières académiques de la maternelle jusqu’en troisième année de niveau primaire. Le bâtiment, un ancien manoir, est entouré d’arbres, la cour est en pleine forêt.

«C’est le secret le mieux gardé», confie Vanessa Cardoso. À l’entrée scolaire de son fils, l’ancienne pensionnaire a constaté que les jeux n’avaient pas énormément changé depuis son passage. Le module de jeux a dû être démoli en août 2012 puisqu’il a été jugé désuet. Mme Cardoso a donc mis sur pied en compagnie de parents et du personnel de l’établissement scolaire une campagne de financement en vue de métamorphoser la cour.

Pendant plusieurs mois, la cueillette de fonds, la recherche de modules et les demandes de soumissions ont été accomplies. «C’est une classe naturelle, on ne pouvait pas arriver avec un concept de jeu général», poursuit Vanessa Cardoso. Leur choix s’est arrêté sur une reproduction de troncs d’arbre. Le décor a donc été conservé grâce aux efforts investis afin de trouver des modules se mariant au paysage.

L’installation, d’une durée de dix jours, a débuté pendant les vacances estivales. L’inauguration officielle s’est déroulée en compagnie d’élèves, de parents, d’élus et de partenaires. La campagne de financement se poursuit, assure le directeur général, Jacques Ménard. Un total de 130 000$ doit être amassé.

Quelques minutes avant la coupe du ruban, l’espace de jeux attire l’attention des tout-petits. Sandrine Therriault et Emma Turner savent déjà où elles se dirigeront en premier. «Il y a comme un passage et on peut monter dans le module au lieu de prendre les marches», ont-elles expliqué en chœur. Quant à James Cayer, la grotte a attiré sa curiosité.

«Les enfants vont pouvoir exercer leur adresse et leur mobilité», note Sr Jocelyne Mailloux. La religieuse a été la dernière enseignante de la communauté des Ursulines et elle habite toujours à l’étage de l'ancien manoir de la rue Racine. Depuis cinq ans, l’enseignement n’est plus à son horaire, cependant, elle propose de l’orthopédagogie à temps plein au sein de l’institution

Le bâtiment a été transformé en classe en 1941. À travers les années, les religieuses des Ursulines se sont retirées de l’enseignement et encore aujourd’hui, cinq sœurs y résident toujours. Et malgré la passation complète des tâches institutionnelles aux laïcs au cours de la prochaine année, les Ursulines demeureront propriétaires des lieux. La cohabitation avec les élèves demeure un élément essentiel aux cinq résidentes de la communauté. «C’est très important. On a passé notre vie avec des jeunes», conclut Sr Jocelyne Mailloux.

Cette dernière s’est prêtée au jeu lors de la cérémonie d’inauguration. Elle a incarné Marie de l’Incarnation dans le cadre d’une prestation en compagnie d’élèves tenant les rôles d’autochtones. Deux acteurs importants dans l’histoire de la communauté religieuse des Ursulines.

 

 

 

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