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Les candidats dans Louis-Hébert se positionnent sur Anacolor


Publié le 25 septembre 2017

L'usine de peinture Anacolor se trouve sous le tracel à Cap-Rouge depuis 1972.

©(Photo TC Media - Archives)

ÉLECTION PARTIELLE. Le Regroupement pour la qualité de l'air de Cap-Rouge (RQACR) est devenu intervenant particulier dans la campagne électorale en cours dans Louis-Hébert et en a profité pour demander aux candidats de se positionner sur ce dossier épineux.

Le groupe de citoyens martèle que de 2012 à aujourd’hui, le ministère de l’Environnement a reçu plus de 1000 plaintes pour nuisance en lien avec les émanations de l’usine Anacolor. Encore vendredi dernier, le 22 septembre, de fortes odeurs de solvant auraient été perçues à plus d’un kilomètre à la ronde autour de l’usine.

Voyant l'opportunité de saisir l'actuelle campagne dans la circonscription, le RQACR a demandé au Directeur général des élections (DGE) un statut d’intervenant particulier (autorisation #653-01), afin de pouvoir participer au débat et de faire du dossier Anacolor un enjeu central de la présente élection. Ainsi, au cours des dernières semaines, le Regroupement a demandé aux 10 candidats de faire connaître sa position.

La question envoyée à chacun d'eux est: «Le Regroupement pour la qualité de l’air de Cap-Rouge vous demande comment entendez-vous résoudre concrètement le problème de santé et d’odeur découlant des émanations d’Anacolor (relocalisation, respect des normes ou autres solutions) et quels sont vos engagements et actions pour y arriver d’ici un an?»

Engagements

La grande majorité des candidats ont témoigné de leur sensibilité pour ce dossier, qui fait d'ailleurs l'objet de démarches judiciaires. La plupart ont signifié leur intention de faire cheminer l'affaire de façon prioritaire au sein du gouvernement, jusqu'à l'atteinte prochaine d'un moyen définitif de résoudre la situation.

Plus spécifiquement, la candidate de la CAQ, Geneviève Guilbault s'est engagée «à mettre toute la pression sur le ministre de l'Environnement pour s'assurer du respect des lois, tout en accompagnant l'entreprise afin de trouver une solution permanente et socialement acceptable (incluant la relocalisation)».

De son côté, le candidat du PQ, Normand Beauregard envisage «d'évaluer les options pour atténuer les odeurs et s'assurer du respect des normes par l'entreprise, en plus d'accompagner l'entreprise dans son plan d'investissement et de relocalisation».

Enfin, la candidate du PLQ, Ihssane El Ghernati, promet de «mettre son siège en jeu, en vue de trouver une solution durable au problème des émanations d'Anacolr d'ici à la prochaine élection générale de l'automne 2018. Et, cela passe le déménagement de l'entreprise».

TC Media