Sections

Les conservateurs locaux inquiets de la légalisation du cannabis


Publié le 26 juin 2017

Les députés conservateurs Gérard Deltell, Alupa Clarke et Pierre Paul-Hus exhibent les quelque 1300 avis d'opposition à la légalisation de la marijuana reçus de leurs électeurs lors d'un sondage postal.

©(Photo TC Media – François Cattapan)

POLITIQUE. La légalisation de la marijuana au pays dès juillet 2018 s'annonce comme la pire gaffe que s'apprête à faire le gouvernement Trudeau aux yeux des députés conservateurs de la région de Québec. Ils en veulent pour preuve la quantité d'électeurs qui ont manifesté leur crainte pour la santé publique, à l'occasion d'un sondage postal.

Dressant un bilan négatif des réalisations du gouvernement libéral à mi-mandat, les députés Alupa Clarke (Beauport-Limoilou), Gérard Deltell (Louis-Saint-Laurent) et Pierre Paul-Hus (Charlesbourg-Haute-Saint-Charles) ont tenu à faire connaître la réprobation populaire. Ils estiment que cela confirme l'inquiétude majoritaire manifestée à la grandeur du Québec concernant la légalisation du cannabis.

Cette précipitation à vouloir permettre sa consommation et surtout sa culture va conduire à un cortège de problèmes. Comme par hasard, ce sont tous des enjeux de responsabilité provinciale.

Le trio de députés conservateurs de Québec

«Cette précipitation à vouloir permettre sa consommation et surtout sa culture va conduire à un cortège de problèmes. Les répercussions se feront en santé, avec la hausse des cas de psychoses, en transport avec la conduite sous influence et même en immobilier avec les émanations dans les logements locatifs. Comme par hasard, ce sont tous des enjeux de responsabilité provinciale. Le gouvernement Trudeau s'en lave les mains et s'intéresse uniquement au moyen de taxer la vente libre», dénoncent les élus.

Promesses oubliées

Parmi les promesses non tenues par les libéraux depuis leur élection à l'automne 2015, Alupa Clarke mentionne qu'on entend rarement parler d'engagement envers le port de Québec et son plan Beauport 2020. «Rien non plus sur le prolongement de la promenade Samuel-De-Champlain jusqu'à la chute Montmorency», déplore-t-il.

«C'est aussi le silence radio au sujet de l'expansion pancanadienne de l'Institut national d'optique et de l'Institut nordique de l'Université Laval», souligne Pierre Paul-Hus.

Selon Gérard Deltell, la principale promesse brisée par l'équipe libérale concerne le dossier de la peinture du pont de Québec, qui devait être réglé dès l'été 2016. «Non seulement l'affaire piétine, mais il n'y a même pas de porteur de ballon identifié dans la région au sein du gouvernement fédéral. Il s'agit d'une première depuis aussi loin qu'Ernest Lapointe sous Mackenzie King qu'il n'y a pas de ministre responsable de la région de Québec à Ottawa», ironise-t-il.

Vigilance

Appelés à identifier un bon coup des libéraux depuis 20 mois au pouvoir, le trio conservateur de Québec hésite avant de proposer la tenue du G7 dans Charlevoix en 2018. Quant à ce qui les animera d'ici les prochaines élections fédérales, ils énumèrent vouloir continuer à représenter leurs électeurs à la Chambre des communes, demeurer vigilants à l'égard de la légalisation du cannabis et contribuer à faire connaître leur nouveau chef Andrew Scheer.

TC Media