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Le Phare mis sur pause cette année


Publié le 19 mai 2017

Plus ambitieux projet immobilier en hauteur à l'est de Toronto, Le Phare et ses milliers d'occupants auront certes un impact sur le réseau routier local. (Esquisse gracieuseté)

IMMOBILIER. Régis Labeaume a annoncé ce matin qu'il n'y aurait pas de consultation publique ni de première pelletée de terre pour le complexe immobilier le Phare en 2017. «Pour être très honnête, on n'est pas prêts», a affirmé le maire.

M. Labeaume explique cette décision par toute la question de la circulation autour du projet, qui ne serait pas encore au point. «Je ne suis pas sûr de la solution», admet M. Labeaume qui assure que des équipes y travaillent actuellement.

M. Dallaire a été informé de cette décision par Régis Labeaume, qui précise toutefois que le projet n'est pas en péril: «C'est à nous à s'ajuster, c'est à nous de donner le service». M. Labeaume ajoute que le projet du groupe Dallaire est merveilleux tel qu'il est. «C'est vraiment chic on est d'accord avec ça».

Il est certain qu'on ne verra pas de première pelletée de terre cette année, mais M. Labeaume demeure confiant pour une première pelletée de terre en 2018, soit près de deux ans après l'échéancier prévu initialement.

L'abandon du projet de SRB n'aurait pas de lien dans ces problèmes de circulation «Il n'y a pas juste ça, il a plus que ça», a répondu M. Labeaume. «Les gestes qu'on pose, il faut les poser pour 20 ans en avant. Je ne sens pas qu'on est à point». Il ajoute que la solution ne se trouve pas seulement pas le transport en commun. «Il faut que je m'assure que la circulation automobile soit fluide.»

Une décision électorale selon Anne Guérette

Pour Anne Guérette, chef de l'opposition, cette annonce est tout simplement une annonce électoraliste. «Pour lui se lancer là-dedans à l'aube de la campagne électorale c'est dangereux politiquement. Il préfère mettre la poussière en dessous du tapis, dans l'espoir de ressurgir plus tard pour mieux l'enfoncer dans la gorge des citoyens qui ont des revendications», a lancé Mme Guérette.

Elle croit d'ailleurs qu'il aurait été possible de faire ces consultations publiques cet été, avant de tomber dans la campagne électorale.