Une entrepreneure de Charlesbourg créatrice d’avenir


Publié le 14 août 2012
Kim Auclair lauréate 2012 du concours Créateurs d’avenir. (Photo Pascale Lacombe)

Kim Auclair, une entrepreneure de l’arrondissement Charlesbourg, a été lauréate 2012 du concours Créateurs d’avenir. Ce concours, organisé par Les Affaires en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ, vise à mettre en valeur les jeunes leaders les plus prometteurs.

Kim Auclair est présidente de niviti, une entreprise qui aide les compagnies à se démarquer sur internet. Elle est également animatrice de communauté web. Son travail consiste à favoriser les échanges avec les gens sur le web. De cette façon, elle peut conseiller et amener de nouvelles idées aux entreprises pour lesquelles elle travaille.

À l’annonce de sa nomination parmi les finalistes, Kim Auclair admet avoir été très surprise. Avec le recul, elle croit qu’elle a fait partie du top 25 des jeunes de moins de 40 ans prédestinés à être la relève de l’entrepreneuriat au Québec pour ses qualités d’entrepreneure, sa collaboration de blogueuse du site internet Les Affaires, mais surtout à cause de son histoire particulière.

Tout a commencé pour la jeune entrepreneure alors qu’elle n’avait que 18 ans. Elle décide alors de fonder sa première entreprise, Mikimya, spécialisée en graphisme. À l’époque, elle n’avait toujours pas complété son DEC en graphisme. Frustrée de ne pas dégotter de contrats à cause de son manque d’expérience, elle fait la découverte du cyber mentorat, une expérience qui a changé sa vie : «J’ai fait la rencontre d’un entrepreneur forestier qui n’avait aucun lien avec ma famille, ni avec le domaine dans lequel j’étudiais. Il m’a beaucoup aidée à avoir confiance en moi et c’est grâce à lui que je me suis lancée en affaires. Il a cru en moi et il a été mon “père d’affaires”», raconte Kim Auclair.

En 2007, elle décide de s’attaquer à un plus grand marché, celui de Montréal. Elle voulait amener Mikimya à un autre stade et elle s’associa alors avec un partenaire. L’expérience avortera et en 2009 elle décide de tout quitter et de repartir à zéro. «Ç’a été une expérience très difficile pour moi du point de vue émotionnel. Je perdais mon nom et ma crédibilité. Ça m’a pris un an avant d’avoir une notoriété dans le monde de la communauté web», témoigne Kim Auclair.

Entre temps, elle a créé Mac Québec, un site regroupant une communauté d’utilisateurs de produits Apple au Québec.

L’an dernier, elle a eu l’impression d’avoir fait le tour à Montréal. Elle est donc revenue dans sa région natale, Québec, pour s’établir dans le quartier St-Roch. À son arrivée dans la capitale nationale, elle cofonde niviti. La collaboration se terminera quatre mois plus tard : «Cette fois-ci, je me suis associée à nouveau beaucoup trop vite et j’ai perdu de l’argent.»

Malgré ses 27 ans, Kim Auclair a acquis une expérience entrepreneuriale que peu ont à cet âge. En 2012, elle a été approchée pour écrire sur le site internet Les Affaires. Elle y écrit des articles inspirés de son expérience ou celles d’autres entrepreneurs.

Ayant appris à la dure les rouages d’entrepreneur, elle a à cœur la relève entrepreneuriale. Sur son blogue kimauclair.ca, elle dédie une section, mentorat 2.0, aux jeunes entrepreneurs : «C’est de cette façon que j’ai débuté ma carrière et je veux contribuer à aider des jeunes pleins d’idées.»

Tout au long de son parcours, elle a dû faire face à des obstacles qui encore aujourd’hui lui entraînent des embûches : «Tout d’abord, je suis mal entendante, donc c’est pourquoi je me suis tournée vers le web. Mes associations du passé m’ont beaucoup nui, mais j’ai appris de celles-ci. Le plus gros défi que je rencontre chaque jour, c’est que je n’ai pas de diplôme dans mon domaine. Je suis une autodidacte et les entrepreneurs se fient souvent plus aux papiers qu’aux réalisations», raconte-t-elle.

Pour vraiment dire qu’elle a réussi, Kim Auclair souhaiterait assurer la pérennité de son entreprise niviti avec des contrats de plusieurs années et rendre Mac Québec rentable. Elle est en voie d’incorporer son site internet et par la suite, ce sera plus facile d’atteindre son objectif.

 

 

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