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De l’aide alimentaire pour les enfants des camps de jour de la périphérie

Élargissement du programme Opération Été-Bouffe


Publié le 23 juillet 2017

L’équipe de Caroline Lévesque prépare près de 4500 collations nutritives par jour.

©(Photo TC Media - Monica Lalancette)

BESOINS. Le programme Opération Été-Bouffe sort du centre-ville pour combattre l’insécurité alimentaire dans Charlesbourg, Les Rivières, La Haute-Saint-Charles et Beauport.

Quatre camps de jour du secteur de Sainte-Foy et quatre autres situés dans les quartiers Val-Bélair, Neufchâtel, Montmorency et 4-6 profiteront de l’aide alimentaire d’appoint autrefois réservée aux secteurs plus défavorisés du centre-ville.

La pauvreté, ça ne prend pas de vacances l’été et ça ne disparaît pas quand l’année scolaire commence.

Richard Foy, directeur général du Pignon Bleu

Pour l’organisme Le Pignon Bleu qui pilote l’Opération Été-Bouffe, cela signifie qu’on double le nombre d’enfants desservis. Près de 4500 collations nutritives sont ainsi distribuées chaque jour dans 16 camps de jours à travers la Ville.

Les camps de jour ont été ciblés selon les indices gouvernementaux de défavorisation, comme la monoparentalité et le niveau de revenu.

©(Photo Deposit)

Le partenariat découle d’un projet-pilote démarré en 2013, indique le directeur général, Richard Foy. Qu’on en élargisse la portée est une bonne nouvelle selon lui, mais cela illustre que l’insécurité alimentaire ne touche pas seulement les quartiers traditionnellement défavorisés : « Ces besoins-là existaient, mais ils n’étaient pas couverts ».

Les camps de jour ont été ciblés selon les indices gouvernementaux de défavorisation, comme la monoparentalité et le niveau de revenus. On vise particulièrement ceux des quartiers où l’insécurité alimentaire touche entre 15% et 30% des enfants, explique M. Foy. On s'arrime autrement aux données des écoles dans lesquelles de l’aide alimentaire est fournie pendant l’année scolaire.

« Là, quand il faut »

Comme en classe, la distribution estivale est universelle : tous les enfants d’un camp de jour ciblé en bénéficient, explique M. Foy. L’important, selon lui, c’est « d’être là quand il faut ». « On ne sait pas d’avance qui aura moins bien soupé la veille, qui aura sauté son déjeuner, qui aura un lunch insatisfaisant, qui aura dû se débrouiller pour se faire un lunch ce matin-là », énumère-t-il.

La nouvelle entente conclue avec la Ville de Québec est valide pour trois ans. La Ville allonge une aide de plus de 123 000$
pour les nouveaux parcs, alors que le Pignon Bleu continue de financer ses clientèles du centre-ville. L’organisme fait équipe avec La Butineuse de Vanier pour la coordination du projet dans les quartiers périphériques.

Même si on estime que les besoins les plus criants sont désormais comblés, on garde certains secteurs jugés fragiles à l’œil. Ainsi, Richard Foy n’exclut pas qu’on puisse travailler sur des mesures ciblées dans les milieux plus aisés qui présentent des poches de pauvreté.

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TC Media