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Pédaler pour Louis-Charles

Éric Tremblay le fait pour la bonne cause


Publié le 19 juillet 2017

Même quand il est sur son vélo, Éric Tremblay est toujours accompagné par son fils, que l’on voit sur le macaron.

©Photo TC Media – Charles Lalande

Octobre 2013. Éric Tremblay a vu sa vie basculer lorsque son fils Louis-Charles, alors âgé de 4 ans et demi, a été diagnostiqué d’une leucémie myéloïde aiguë. Aujourd’hui, fiston est en rémission et le père fait sa part en montant sur son vélo.

«Sur le coup, tu as l’impression qu’une bombe atomique explose dans ta maison. Du jour au lendemain, ta vie prend un tournant et elle est complètement chamboulée, que ce soit les amis, la famille et le travail», se remémore le résident de Charlesbourg.

80% de guérison, c’est un chiffre inacceptable. Aucun enfant ne devrait souffrir.

Éric Tremblay

Après le choc encaissé, Louis-Charles a passé six mois à l’hôpital où il devait subir une panoplie de traitements. Au cours de cette période, il a ébahi son père, sa mère et son petit frère, Elliot, en faisant preuve d’un impressionnant courage.

«Louis-Charles ne s’est jamais plaint, il n’a jamais dit ‘‘Je veux partir’’. Il s’est même occupé d’Elliot, qui souffrait de le voir à l’hôpital.»

Même s’il est en rémission depuis trois ans et demi, il est encore trop tôt pour crier victoire : «Je reste sur mes gardes. J’ai peur de regarder l’avenir même si les médecins nous disent que ça va bien. Nous vivons une journée à la fois. Après cinq ans, on pourra dire les mots ‘‘victoire’’ et ‘‘guérison’’.»

Le 6 juillet dernier, Éric Tremblay a participé une fois de plus au parcours de la Guérison de Québec où il a pédalé 300 kilomètres tout en amassant des fonds pour la Fondation Charles-Bruneau.

«La première fois, j’avais seulement parcouru 35 km avant l’événement, mais en comparaison avec ce qu’il avait vécu, ce n’était rien. Pour moi, c’est une façon de donner au suivant.»

En septembre prochain, Louis-Charles entamera sa troisième année du primaire à l’école de l’Escalade comme tous les enfants de 8 ans. Les yeux du père s’illuminent quand il décrit son rejeton : «Il profite de la vie chaque jour. Il a une grande maturité pour un garçon de son âge. Il a déjà une faim de loup, c’est presqu’inquiétant pour l’adolescence», rigole-t-il.

Éric Tremblay en compagnie d'Elliot.
Photo gracieuseté – Éric Tremblay

Si tout va bien, dans 18 mois, la famille pourra crier victoire, et enfin, vivre sans la peur de perdre un petit garçon courageux.