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L’autoroute laurentienne aura son mur antibruit

Une victoire pour les résidents du secteur


Publié le 19 juillet 2017

Le projet pilote, lancé en 2012, a été concluant.

©Photo TC Media – Archives

Après trois décennies de sommeil fragile, les citoyens habitant près de l’autoroute 73 à Charlesbourg pourront enfin dormir tranquille grâce au mur antibruit qui sera construit en 2018. 

Le ministère des Transports (MTQ) et la Ville de Québec se sépareront la facture de plus de 10M$. La solution au problème sera d’une distance de deux kilomètres entre les boulevards de l’Atrium et Jean-Talon Ouest.

Nous savons que cette nouvelle était très attendue par les citoyens.

Guillaume Paradis, porte-parole du MTQ

«Le projet découle du projet pilote réalisé en 2012 où un mur antibruit de 250 avait été érigé sur le côté est de l’autoroute. Nous avons réalisé des tests et ceux-ci ont été concluants», a expliqué Guillaume Paradis, porte-parole du MTQ.

L’objectif de ce mur sera de diminuer le bruit de 7 décibels : «La conception devrait permettre une importante diminution du bruit dans les secteurs concernés. Tout le quartier sera couvert.»

Les appels d’offres liés à la construction du mur antibruit seront lancés prochainement. Ensuite, le printemps 2018 marquera le début de la construction. Puis, en 2019, des menus travaux de finalisation seront apportés.

«Le mur sera en panneaux de cèdre et laine de roche. Du matériel organique sera essentiellement utilisé. En plus, il sera beau au regard», a poursuivi M. Paradis, précisant que la qualité des matériaux primait sur l’esthétique.

Le principal protagoniste de cette histoire est Maurice Filion, qui a jadis été entraîneur et directeur général des défunts Nordiques de Québec. Il est appuyé par Réal Maltais et Charles Carrier. En 2009, ils ont voulu aller de l’avant avec un recours collectif de 50M$ contre le MTQ.

Le 17 mai 2010, un juge de la Cour supérieure a rejeté la demande, mais le trio s’est rendu en Cour d’appel, qui a tranché en leur faveur. Le 4 juillet 2011, le recours collectif était autorisé. Au fil des ans, celui-ci a pris de l’ampleur, de sorte que plus de 1 000 citoyens l’ont joint. Les requérants recherchent une condamnation en dommages et intérêts pouvant s’élever à 30 000 $ par résidents membres du groupe. C’est ce même recours collectif qui a incité la Ville de Québec de contacter le MTQ pour lancer le projet pilote, qui mènera ultimement à la fin de ce long combat.

Les citoyens pourront (enfin) dormir tranquille.

©Photo TC Media – Archives

Charlesbourg Express, membre du groupe Québec Hebdo