Québec veut retenir les étudiants étrangers


Publié le 14 mars 2017

Les étudiants étrangers représentent environ la moitié de la clientèle de l'Institut national de la recherche scientifique où s'est tenue l'annonce.

IMMIGRATION. Québec International fait front commun avec le gouvernement provincial pour encourager l’installation permanente de 500 étudiants étrangers dans la région.

Québec International reçoit 205 000$ sur trois ans pour promouvoir la qualité de vie et les opportunités d'emploi auprès des étudiants internationaux de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Dans la région, l’emploi croit plus rapidement que la population active, souligne le président-directeur général de Québec International, Carl Viel, pour qui la situation est « préoccupante ». Le projet a le potentiel de répondre à la pénurie de main-d’œuvre dans la région, croient les partenaires.

En se dotant qu’un plan d’action, Québec International planchera sur la tenue de séances d'informations et d'activités de réseautage, notamment, pour faire découvrir les opportunités d’emploi et les « occasions culturelles ». « La question de la qualité de vie, c’est très important pour eux : de se sentir bien, fait valoir la ministre de l'Immigration, de la diversité et de l'inclusion, Kathleen Weil. Donc, l’expérience qu’ils vont avoir pendant la période universitaire est clé. »

L'organisation Québec International, présidée par Carl Viel, sera en charge d'élaborer une stratégie de rétention.

Il s’agit de la seconde entente du genre, après celle conclue l’automne dernier dans la région de Montréal. Pour Québec, on vise à augmenter de 500 le nombre de certificats de sélection délivrés aux étudiants étrangers. Ces documents représentent la première étape vers une installation permanente pour les étudiants étrangers et les travailleurs temporaires, entre autres.

Au plan de la rétention, le Québec réussit actuellement à retenir 25% de ses étudiants étrangers, « mais on sait qu’on pourrait le doubler », dit Kathleen Weil. Environ le tiers des étudiants internationaux sondés il y a quelques années souhaitaient rester, rappelle la ministre, selon qui cette proportion pourrait être aujourd’hui plus élevée.

L’idée n’est pas de retenir tous les étudiants, insiste-t-elle, mais plutôt de faciliter la tâche à ceux qui le veulent.

TC Media