Mort d'un briqueteur-maçon à Sillery en 2016: l'enquête dévoilée


Publié le 16 février 2017

Un accident de travail a causé la mort d'un briqueteur-maçon sur l'avenue James Lemoine en mai 2016.

©(Photo gracieuseté - CNESST)

CNESST. Un accident de travail a causé la mort d'un briqueteur-maçon le 6 mai dernier, sur un chantier résidentiel à Sillery. Le rapport d'enquête dévoilé ce matin explique que l'accident a été causé par une mauvaise planification des travaux dans un échafaudage.

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), anciennement appelée CSST, a dévoilé son rapport d'enquête ce matin en lien avec cet accident de travail mortel.

La victime était un employé de la compagnie Rénovatech J.D.L inc. qui effectuait des travaux de maçonnerie sur l'avenue James Lemoine. Il s'affairait à restaurer les joints des pierres au-dessus d'une fenêtre. Il travaillait au sommet d'un échafaudage de deux sections de hauteur, à une hauteur de 3,1 mètres. Trois madriers constituaient son plancher de travail.

Pour des travaux effectués à plus de 3 mètres, la réglementation exige qu'un garde-corps, un équipement de protection collectif tel un filet de sécurité, ou tout autre moyen qui assure une sécurité équivalente au travailleur soit installé.

Alors qu'il souhaitait passer de l'échafaudage à l'échelle située à proximité, il a perdu l'équilibre en appuyant sur la partie en porte-à-faux d'un madrier. Il est tombé sur l'escalier en se cognant la tête. Son décès a été constaté au centre hospitalier.

La CNESST ajoute que la planification déficiente des travaux dans cet échafaudage exposait le briqueteur-maçon à un danger de chute. L'échafaudage avait un plancher instable et aucun garde-corps n'y était installé. De plus, le travailleur ne portait aucun harnais de sécurité relié à un système antichute.

La CNESST a alors interdit, de façon permanente, l'utilisation de l'échafaudage en cause dans cet accident et a exigé l'installation d'un nouvel échafaudage, cette fois-ci conforme au Code de sécurité pour les travaux de construction. Selon ce code, «les éléments qui constituent le plancher doivent être posés de façon à ne pouvoir ni basculer ni glisser». L'employeur s'y est conformé.