Grève étudiante: 37 organisations demandent une enquête publique sur les interventions policières


Publié le 1 novembre 2012
Les principaux intervenants qui sont intervenus pour dénoncer les pratiques policières : Karina Hasbun, Anne-Valérie Lemieux Breton, Yves Fortin, Amy Bernier-Desmarais, Sébastien Harvey et Sacha Calixte.
 (Photo Denis Fortin)

Parce qu’elles n’en reviennent toujours pas des interventions policières lors de la grève étudiante du printemps dernier à Québec, 37 organisations communautaires, féministes et syndicales de la région de Québec demandent à la première ministre du Québec, Pauline Marois, d’instituer une enquête publique.

Les représentants de ces organismes en ont particulièrement contre les arrestations massives et préventives, la brutalité policière, les interpellations abusives, les conditions de détention inacceptables, etc., une liste de méthodes qui ont été utilisées par les forces policières de Québec lors du dernier printemps érable.

Ces derniers ont également indiqué qu’ils avaient reçu de nombreux témoignages pour des violations au code de déontologie policière, des gestes d’intimidation, du profilage politique et des atteintes au droit de manifester.

Ils dénoncent également le fait que pour la seule région de Québec, 530 arrestations ont été effectuées en vertu de l’article 500.1 du Code de la sécurité routière, ce qui a valu aux manifestations des contraventions de 494 $.

Pour les groupes sociaux qui demandent cette enquête publique, il est évident que l’objectif de ces nombreuses contraventions n’était pas d’assurer la sécurité des automobilistes, mais bien d’intimider les manifestants pour les pousser à demeurer à la maison.

Les abus des forces policières, légitimés par la Loi spéciale adoptée par le gouvernement libéral, ont favorisé l’installation d’un climat de peur. En comparant le nombre de contraventions du Québec, soit 3 418, les 530 de Québec supposent que les policiers ne sont pas allés de main morte dans leurs interventions lors des quelques manifestations qui ont eu lieu à Québec, comparativement à celles de Montréal.

Pour les représentants des 37 organismes, les modifications apportées en juin dernier au Règlement sur la paix et le bon ordre par la Ville de Québec sont une attaque en règle au droit de manifester. Ce règlement fait en sorte que de plus en plus de personnes ont peur de sortir manifester pacifiquement pour défendre leurs droits.

Groupe Québec Hebdo