Ne cherchez pas le conférencier, il ne viendra pas. Même s’ils sont disposés dans un auditorium, les quelque 400 professionnels – versus un peu plus de 100, l’an passé – qui participent à l’événement peuvent partager avec l’auditoire ce qui les branche, à tour de rôle.
Les sujets sont proposés préalablement sur une page web par les participants et la discussion est ouverte avec l’auditoire. Derrière l’orateur du moment, un écran diffuse le flux Twitter du Webcamp. Chacun y va de son appréciation, ordinateur portable sur les genoux, téléphone cellulaire de dernière génération en main.
Pour un des organisateurs de l’événement, Jean-Philippe Bonneau, directeur général de la Voix des Entrepreneurs en T.I. de Québec (VETIQ), le Webcamp est «à l’image des réseaux sociaux et du web 2.0. Tout le monde a son mot à dire. C’est l’occasion de faire progresser des idées et de partager ses connaissances.» Et surtout, faire tout cela en plus de 140 caractères. Car Twitter a cette limite : il peut devenir ardu de débattre longuement sur un sujet avec une trentaine de mots.
Mais le web 2.0 n’appartient pas qu’aux plus technos. Certains types d’entreprises devraient s’y mettre. C’est tout à leur intérêt, selon M. Bonneau. Mais encore faut-il savoir comment utiliser ce moyen de communication. Il donne l’exemple de l’agent d’immeuble qui commence à diffuser sur Twitter : «S’il n’envoie que les maisons qu’il a à vendre, ce n’est pas intéressant pour personne de le suivre.» Toutefois, s’il donne des conseils pratiques en lien avec la décoration, la rénovation, il est dès lors plus intéressant de suivre ses tweets. L’agent en question pourra ensuite, à des fréquences raisonnables, partager avec ses abonnés les maisons qu’il a à vendre.
Bref, personne ne s’abonnerait à un poste de télé qui ne diffuse que des pubs. Le commerce qui se lance dans le 2.0 doit comprendre cela pour s’adresser d’une façon efficace à ses abonnés, qui sont en même temps ses clients actuels ou potentiels.
Le resto du coin devrait être abonné à ce genre de réseaux sociaux comme Twitter ou Foursquare, ne serait-ce que pour savoir ce qui se dit sur son commerce. Car si le bouche à oreille est rapide, le téléphone cellulaire à téléphone cellulaire l’est encore plus. L’avantage pour le commerçant, c’est qu’il peut voir ce qui se dit de lui, les points forts, comme les points faibles. Jean-Philippe Bonneau compare cela à ces cartes d’appréciations que l’on demande aux clients de remplir à la fin d’un repas. Dans les réseaux sociaux, il est aussi facile de s’ajuster aux demandes ou aux plaintes de la clientèle.
Et il faut connaître rapidement ce qui cloche dans la recette de nachos ou dans le service de la nouvelle barmaid. Les nouvelles vont vite, et c’est encore plus vrai maintenant.







