«On a appliqué le plan de match à la lettre en début de match. Tout était sous contrôle», a lancé Alain Pelletier après la rencontre, lui qui était toujours secoué par le sort que venait de connaître sa troupe.
Pelletier n’arrivait tout simplement pas à trouver les mots pour expliquer ce qui venait de se produire. «C’est une bonne question… On n’a pas été capables de tenir le rythme jusqu’à la fin. Il faudra regarder le vidéo du match», a-t-il soupiré.
«Je ne crois pas que ce soit lié à un excès de confiance après deux sets. Vraiment, c’est difficile de mettre le doigt dessus à chaud comme ça», a poursuivi le pilote lavallois.
Pelletier a donné tout le crédit aux Martlets pour leur victoire. «Je n’enlève aucun crédit à McGill, qui a disputé un bon match. Quand on parle de sommet de performance, d’arriver à préparer ton équipe pour le bon moment, c’est un bel exemple.»
Départ en force du Rouge et Or
Contrairement au premier match disputé vendredi au PEPS, la formation lavalloise a débuté la rencontre sur les chapeaux de roue, enfilant sept points sans riposte dès le coup de sifflet initial grâce au service de Sophie Dallaire. La ténacité étant leur marque de commerce, les Martlets ont tôt fait de réduire l’écart jusqu’à 9-7 en faveur du R et O. Mais plus la manche avançait, plus les locales prenaient confiance en leurs moyens, et c’est finalement au compte de 25-17 qu’elles allaient enlever le premier set. Les Montréalaises ont dicté le ton en début de deuxième manche, prenant une avance rapide de 4-1. Sauf que cette fois-ci, ce sont les Lavalloises qui se sont montrées plus coriaces, rétrécissant l’écart pour finalement égaliser le pointage 10 à 10. Le reste de l’engagement a été une véritable guerre de tranchées. À 18-18, le Rouge et Or a inscrit trois points de suite, mais McGill répliquait aussitôt en nivelant les chances à 21-21. À 22-22, la troupe d’Alain Pelletier a trouvé son second souffle pour marquer les trois points nécessaires pour conclure le set, à 25-22. C’est alors que le vent a tourné pour les Lavalloises. Après avoir bien commencé la troisième manche avec une priorité de 8-6, les Martlets ont comblé le déficit et même davantage, prenant les devants 16-11 au temps mort technique. Le reste de la manche n’a été qu’une formalité, les visiteuses s’inscrivant au tableau par la marque de 25-19. Puis, après un engagement âprement disputé au quatrième, McGill a une fois de plus eu le dessus sur les locales, 25-23. Une cinquième manche s’avérait donc nécessaire pour la deuxième fois en trois soirs. Déstabilisées, les Lavalloises n’ont jamais été en mesure de se ressaisir et profitaient du début de la cinquième manche pour se forger une priorité de 12-4, grâce à une séquence de sept points consécutifs. C’est finalement au compte de 15-6 que la saison du Rouge et Or a pris fin. Ève Thibault, avec 15 frappes marquantes, a été la plus productive en attaque. Celle-ci a également relevé 21 ballons en défensive. Catherine Laurin (12 attaques marquantes) a aussi bien fait, ajoutant 15 récupérations défensives et deux as. Chez les Martlets, Marie Lapointe a réalisé 16 attaques payantes.
Source: Le Rouge et Or
Groupe Québec Hebdo







