«Ce qu’on veut développer à Québec avec les Kebs, c’est l’esprit communautaire. En 2010-2011, on veut intensifier le travail des joueurs auprès des écoles. Chaque joueur aura une école assignée», explique Conrad Bernier, président de l'équipe professionnelle de basketball de Québec qui souhaite par là motiver les jeunes et leur faire découvrir le basketball.
Pour hausser le niveau de jeu de l’équipe, Conrad Bernier entend miser sur des joueurs québécois, idéalement détenteurs d’un diplôme universitaire. «D’ici deux ans, on veut avoir une majorité d’universitaires québécois au niveau des joueurs. On est les Kebs de Québec, mais aussi du Québec puisqu’il n’y a aucune autre équipe. On veut avoir un rayonnement. C’est important de mettre nos gens en valeur. On est capable de bâtir une équipe qui va nous représenter et qui va être à la hauteur.»
Après une partie disputée à Shawinigan en février dernier, une expérience qui a donné une bonne visibilité à l’équipe de basketball en dehors de la ville de Québec, les Kebs entendent se faire voir un peu partout dans la province. Montréal et Sherbrooke sont dans la mire de l’équipe de direction qui souhaite y présenter des parties amicales. Victoriaville aurait aussi démontré de l’intérêt.
D’ici le début de la prochaine saison, ce sont les camps d’été qui occupent les joueurs et le personnel des Kebs. L’activité a gagné en popularité au cours des dernières années, tellement que plus de 200 jeunes sont déjà inscrits pour cet été alors qu’il y a quatre ans, seuls 80 enfants et adolescents amateurs de basketball avaient pris part aux camps.
«Il y a un réel engouement des jeunes pour le basketball. Les compétitions inter-écoles se développent, ce qui augmente la compétition et donc le niveau de jeu. Les jeunes voient bien que le basket est un sport d’équipe complet, qui peut se jouer en tout temps, contrairement au soccer et au hockey. Et pour les parents, il y a aussi les coûts qui pèsent dans la balance. Ça ne prend qu’une paire de running», lance Conrad Bernier.
Pour le président des Kebs, il s’agit non seulement de valoriser le sport auprès des jeunes, mais également de développer chez eux la notion de travail en équipe. «Quand ils seront sur le marché du travail, ils se rendront qu’ils ne peuvent rien faire seuls. Je suis fier de voir ces jeunes réaliser l’importance du travail en équipe.»








