C’est en demi-finale que Robichaud, du secteur Val-Bélair à Québec, a mis un terme à la série de victoires de Kearney, qui avait remporté les 16 dernières Coupe du monde. «Je savais que j’avais eu une bonne descente, mais je n’en revenais pas quand ils ont annoncé que c’était moi qui avait gagné, a indiqué Robichaud. Quand j’ai retrouvé les filles de l’équipe, elles m’ont dit que Hannah (Kearney) était sortie de sa ligne, mais moi je n’avais rien vu de ça.»
«Ma journée était faite, même si je n’avais pas gagné en finale j’aurais été plus que satisfaite de ma compétition, a-t-elle poursuivi. On savait que quelqu’un de l’équipe était pour la battre d’ici la fin de la saison et je suis vraiment contente que ce soit moi. J’y suis allé pour deux gros sauts et ç’a bien été.»
En finale, elle a eu le dessus sur la Japonaise et favorite de la foule Aiko Uemura. «Je m’en allais pour le duel de la finale et je n’en revenais pas que je venais de gagner contre Hannah. J’ai quand même retrouvé ma concentration. Pendant la descente, j’ai vu Uemura sortir de piste. Tout ce que je devais faire c’était de demeurer debout. Quand il ne restait que deux bosses à franchir, j’ai vraiment explosé de joie», a mentionné celle qui savoure ainsi sa première victoire en carrière en Coupe du monde.
Le bronze est allé à Miki Ito, du Japon, tandis que l’Américaine Hannah Kearney a terminé au quatrième rang. La Montréalaise Justine Dufour-Lapointe a pris le cinquième rang tandis que sa sœur Chloé a fini en neuvième place.
La Canadienne Chelsea Henitiuk et la Québécoise Alexandra Dufresne, de Lorraine, étaient également des rondes éliminatoires et elles ont terminé respectivement 12e et 15e. Maxime Dufour-Lapointe (22e) et la Rosemèroise Béatrice Bilodeau (24e) n’ont pas réussi à se qualifier.
Deux Québécois sur le podium
Kingsbury et Marquis étaient assis ensemble dans le remonte-pente quand ils ont vu Robichaud vaincre Kearney. Ils ont crié de joie en plus de se taper dans les mains, mais quelques instants plus tard, ils devaient s’affronter en demi-finale. Kingsbury a finalement eu le dessus pour ensuite plié l’échine en grande finale contre l’Américain Patrick Deneen. «J’ai commis une erreur avant le deuxième saut et c’est ce qui a causé ma perte, a-t-il indiqué. Je suis content parce qu’on ne s’habitue pas d’être sur le podium. Pour remporter une médaille en Coupe du monde, il faut être au sommet de sa forme.» Kingsbury est arrivé au Japon en faisant de la fièvre et il quittera le pays du soleil levant avec un rhume qui s’est développé dans les dernières 24 heures. «Je ne me sentais pas très bien après les qualifications, mais j’ai quand même réussi de bonnes descentes dans mes duels», a conclu l’athlète de Deux-Montagnes. Marquis a quant à lui disposé de l’Américain Bradley Wilson pour s’emparer de la médaille de bronze. Il s’agit du troisième podium de la saison pour le bosseur de Québec, mais de son premier en duel. «J’étais un peu fatigué avant le début de la journée, c’est la quatrième semaine de suite que nous sommes sur la route, a-t-il mentionné. Mais, quand je suis arrivé à la piste et que j’ai vu la foule japonaise, j’ai retrouvé mon énergie. Les Japonais sont assurément les plus grands partisans de ski de bosses du circuit.» Les trois autres Canadiens présents au Japon ont également pris part à la finale. Le Britanno-Colombien Eddie Hicks, Marc-Antoine Gagnon, de Terrebonne, et Cédric Rochon, de Saint-Sauveur, ont pris les sixième, septième et treizième places. Les bosseurs bénéficieront d’un petit répit puisque leur prochaine Coupe du monde aura lieu les 9 et 10 mars à Äre, en Suède.
«Je savais que j’avais eu une bonne descente, mais je n’en revenais pas quand ils ont annoncé que c’était moi qui avait gagné» - Audrey Robichaud
Source: Sportcom
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