Lors du tournoi IRB Women’s Sevens Challenge Cup, les Canadiennes ont affronté les huit meilleures équipes de Rugby au monde, pour finir le tournoi avec une fiche parfaite. Elles ont finalement eu le dessus sur la formation anglaise, par la marque de 26 à 7 et remporté le premier titre de championne du monde. Pour la première fois, les femmes ont été invitées à prendre part à la compétition avec les hommes.
«C’était une expérience formidable! s’exclame Magali Harvey, membre de l’équipe nationale, qui est originaire de Sainte-Foy. Il y avait tellement de gens qui nous regardaient dans les gradins du stade. C’était fou, avec les commentateurs et tout. Il fallait que l’on reste concentrées pour oublier tout le reste, mais c’était impressionnant».
Troquer le ballon rond pour le ballon ovale
Avec sa petite voix, il est difficile de croire que Magali pratique un tel sport de contact depuis 3 ans. À 18 ans, elle a été écartée d’une équipe élite de soccer, donc elle s’est tournée vers le rugby : «C’est vraiment un concours de circonstances. Le coach de rugby de l’Université Laval me connaît et m’avait vue jouer pour le plaisir au secondaire. Il m’a donc proposé d’aller au camp de sélection de l’équipe Canada U20 et j’ai été sélectionnée.» Sa compatriote Charlotte Vallières-Villeneuve a un parcours assez similaire. Elle jouait au volleyball au civil, mais voulait s’impliquer dans une équipe sportive de son école secondaire. C’est alors qu’à 14 ans elle a décidé de jouer au rugby. Trois ans plus tard, c’est l’équipe du Québec qui l’attendait et par la suite l’équipe nationale U20.
Charlotte et Karen Paquin, toutes deux de Québec, font partie de la formation de réserve de l’équipe nationale, les Meaple Leafs. Elles ont également participé au championnat mondial, mais dans la deuxième division internationale. Les joueuses ont terminées deuxième au classement, derrière les Pays-Bas. Durant l’année scolaire, elles sont également membres de l’équipe de rugby de l’Université Laval. «Nous avons enregistré les meilleurs résultats de l’histoire du rugby féminin du Rouge et Or», se réjouit Charlotte. Après sept ans d’existence, l’équipe est finalement terminée au 3e rang parmi les universités canadiennes. Le rugby commence à devenir de plus en plus populaire au niveau international.
La discipline sera d’ailleurs en démonstration aux Jeux Olympiques de Londres en 2012 et sera officiellement un sport olympique en 2016 à Rio. L’équipe nationale vient de compléter l’année avec une 4e médaille d’or. Après des victoires à Las Vegas, Hong Kong, Amsterdam et Dubaï. L’équipe canadienne de Rugby féminin est sur la bonne voie pour les Jeux Olympique en 2016 : «Je pense vraiment que le Canada a de bonnes chances pour les Jeux Olympiques», conclue Magali qui espère bien toujours être de la formation d’ici là.
Québec Hebdo








