Pour se qualifier pour les Championnats du monde juniors, les athlètes devaient faire un temps de moins de 31 minutes 30 secondes et être parmi les deux meilleurs au pays avant la date butoir du 17 juin. Mais voilà, au début juin, deux athlètes canadiens avaient déjà réussi le standard.
Alexandre Lavigne, qui rêvait depuis quelques mois de se tailler une place sur l'équipe nationale, a participé à un 10 000 mètres très relevé à Portland en Oregon au début du mois de juin. Il a réussi à battre la performance de l'Ontarien Dominique Aulagnon, celui qui avait le deuxième meilleur temps au Canada (31’24"), avec un solide chrono de 31’20", son record jusqu’à maintenant.
À Barcelone, son objectif est de descendre sous la barre des 31 minutes. «Je suis au top de ma forme, je pense que je vais être capable de faire mieux que ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Ce qui est important pour moi, c’est de rester le plus détendu possible. C’est ce qui permet de réagir de la bonne façon», explique le sportif.
Cette première expérience sur la scène internationale devrait apporter beaucoup au jeune homme. Il aura entre autres l’occasion de courir contre les Kenyans et les Éthiopiens, qui dominent le demi-fond sur la scène internationale.
Athlète d’avenirS’il en est seulement à sa première compétition internationale après avoir pris part notamment aux championnats canadiens et américains, c’est qu’Alexandre Lavigne n’en est qu’à sa troisième année en athlétisme.
Même s’il n’est pas encore étudiant à l’université – il étudie en sciences de la nature au Cégep de Sainte-Foy dans un programme sports-études – il s’entraîne déjà avec le Club d'athlétisme de l'Université Laval. Après le cégep, il veut poursuivre des études de physiothérapie à l’Université Laval, ce qui lui permettra de rester auprès de son entraîneur actuel, Félix-Antoine Lapointe.
«Félix-Antoine croit vraiment en moi, me donne beaucoup d’occasions de performer. Je pense qu’avec lui je peux être un bon coureur sur le circuit universitaire parce qu’il veut que je m’entraîne pour le plaisir. Il ne me met pas de pression. Pour moi, ce sont les conditions optimales pour performer. Et puis l’Université Laval, c’est la meilleure université pour l’athlétisme», termine le sportif.
L'Appel, membre du Groupe Québec Hebdo








