Sis dans l’arrondissement de Limoilou, ACSA héberge en ses murs près d’une trentaine de petits félins. Ces derniers possèdent des histoires uniques, qui leur sont propres. Certains ont été carrément abandonnés dans les rues, d’autres y sont nés, alors que quelques-uns ont été séparés de leur maître non sans un déchirement. C’est le cas de Romy, âgée de trois ans. Sa maîtresse a dû s’en départir, étant trop malade pour s’en occuper.
La quasi-totalité des gens investis dans le centre sont des bénévoles. Ce sont donc une cinquantaine de personnes qui, en raison de leur amour pour cette race de félins, décident de donner généreusement de leur temps. «Je travaille pour ACSA depuis au moins 10 ans, relate Andrée Dion, secrétaire pour l’organisme et présidente par intérim du conseil d’administration d’ACSA. Je suis aujourd’hui pour la retraite et je n’ai jamais autant travaillé!»
Mélissa Galipeau est quant à elle au service du centre depuis trois ans et demi. «J’en ai entendu parler par Internet, le centre venait tout juste d’ouvrir ses portes dans Limoilou», indique-t-elle.
Une cause qui n’atteint cependant pas tout le monde. «Il y a des gens qui nous disent: ‘‘Comment ça, vous vous occupez des chats? Il y a des gens qui meurent en Afrique et vous vous occupez des chats!’’ Ça, on l’a entendu plusieurs fois, trop même», souligne Mme Dion.
L’organisme à but non lucratif ne dispose d’aucune subvention pour subvenir à ses besoins. Il repose entièrement sur la collaboration de certains partenaires et des dons de membres pour survivre.
Puisque les locaux du centre ne peuvent accueillir qu’une trentaine de chats, certains doivent être placés en foyer d’accueil. «Nous limitons aussi le nombre de chats pour éviter la contagion de maladies», explique une bénévole de l’endroit, Mélissa Galipeau.
Comme quoi s’occuper d’un petit animal est parfois plus ardu, les bénévoles qui sont attitrés aux soins des chats doivent suivre une formation préalable.
Les gens qui décident d’adopter un chat du centre sont également choisis selon certains critères. «Il est déjà arrivé qu’on refuse de laisser un chat à une personne», d’indiquer Mme Galipeau. Il est aussi arrivé dans le passé qu’un chat ayant le sida ait été adopté. Nous avons expliqué aux gens comment s’occuper du chat dans de telles circonstances.»
Tout a commencé dans le sous-sol de la fondatrice de l’organisme, Francine Néron, il y a plus de 10 ans. Le projet a rapidement fait boule-de-neige et le centre a finalement élu domicile dans Limoilou, le 22 octobre 2003. Depuis sa fondation, ACSA a trouvé un foyer à plus de 3 000 chats errants.
Contrairement à la Société protectrice des animaux de Québec, ACSA ne préconise pas l’euthanasie et les chats qui y sont hébergés ne sont euthanasiés que lorsqu'une situation incontrôlable se produit. «Nous faisons également de la sensibilisation. Chaque fois que quelqu’un communique avec nous, nous préconisons la stérilisation de leurs animaux», de dire Mme Dion.
Les chats adoptés ne le sont cependant pas sans le déboursement d’un montant de la part des «parents adoptifs». La somme, oscillant entre 90 et 150 $, sert notamment à couvrir les frais de stérilisation et du traitement de vermifuge.







