«Pourquoi est-ce que le Canada refuse de soigner ses soldats intoxiqués par l’uranium? Parce c’est le plus grand exportateur d’uranium au monde», interroge l’ex-militaire de 39 ans, Pascal Lacoste. Il compare ce dossier à celui de l’amiante. «Le lobby de l’amiante était fort à une époque, ils ont isolé des églises, des écoles, des hôpitaux au nom de l’économie. Pour exactement les mêmes raisons, j’ai l’impression que je n’ai pas le droit de me faire soigner pour intoxication à l’uranium. Ce n’est pas pour des raisons humaines mais pour des raisons économiques», explique-t-il.
Même si Pascal Lacoste a la chance d’aller se faire soigner, fin novembre, en Nouvelle-Écosse, «jamais je ne lâcherai mes frères d’armes. Je veux que la radioactivité soit reconnue comme une maladie professionnelle, autant pour les militaires que pour les ouvriers qui travaillent dans les mines d’uranium.»
Pascal Lacoste a servi dans les forces armées canadiennes lors de missions en Bosnie et au Timor oriental. Depuis son retrait de la vie militaire, il souffre de graves problèmes de santé. Il se bat depuis plusieurs années pour faire reconnaître ses problèmes de santé par le ministère des Anciens Combattants. Pour sensibiliser le gouvernement canadien à sa condition physique, il avait fait une grève de la faim en novembre 2011.
«Pascal Lacoste est un excellent défenseur des droits des anciens combattants», déclare la députée de Québec, Annick Papillon. Accompagnée de Sylvain Chicoine, député de Châteauguay-Saint-Constant et porte-parole adjoint aux anciens combattants, la députée de Québec a remis la médaille du jubilé de diamant de la reine Élizabeth II à l’ex-soldat, Pascal Lacoste.
(I.L.M.)
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