L’étudiant de 5e secondaire a raconté son expérience lors d’un visionnement de presse de l’émission du 15 janvier prochain en compagnie d’une centaine de ses camarades de classe dans l’ancienne chapelle de l’établissement du chemin Saint-Louis.
Après trois enregistrements d’une série de sept qui le mènera d’un océan à l’autre du Canada, le participant de 16 ans a confié qu’il appréciait beaucoup la chimie qui s’est installée dans l’équipe complétée par trois autres membres; Marc-Antoine Lambert de Dolbeau-Mistassini (Polyvalente Jean-Dolbeau), Laurence Mignault de Magog (Collège du Sacré-Coeur), et Maximilien Vachon de Beaconsfield (Collège Sainte-Anne de Lachine).
«C’est super, tout est payé pendant les quatre jours de tournage de chaque émission. Cela m’a permis de planifier des sorties avec mes partenaires de jeu et découvrir de belles villes comme Rimouski, Winnipeg et Halifax d’où je viens tout juste d’arriver», a souligné l’étudiant qui demeure à proximité de l’école.
Six à dix heures de préparation par semaine
Pour réussir à performer dans un tel jeu-questionnaire, Guillaume Sylvain a mis de six à dix heures de préparation par semaine. «Il faut être très curieux, désireux d’apprendre et posséder une bonne culture générale. Il faut s’intéresser à l’actualité et faire des recherches sur différents sujets en naviguant sur Internet et se pratiquer à répondre le plus rapidement possible à des questions en simulation d’émission parce qu’à «Génies en herbe», on ne laisse pas beaucoup de temps pour donner une bonne réponse», mentionne l’étudiant qui s’est bien débrouillé dans le match opposant l’équipe du Québec à celle de l’Ontario, dont on a pu voir des extraits.
En réponse à plusieurs interrogations provenant de la salle sur son cheminement pour participer à cette émission, il a répondu qu’il s’était inscrit le printemps dernier au concours sur Internet et qu’il avait passé avec succès les deux premières épreuves de qualification touchant la culture, les sports, la personnalité et la culture en général. Après le troisième test, il s’est retrouvé avec trois autres candidats pour former l’équipe du Québec.
Un étudiant très impliqué dans l’école
«Il reste encore quatre enregistrements à faire à Vancouver en janvier, Moncton, Québec et par la suite à Ottawa où se tiendra la grande finale. Si je réussis à gagner une bourse, j’en donnerai sûrement une partie à mon école pour bonifier les activités étudiantes», ajoute Guillaume qui s’implique d’ailleurs beaucoup dans l’établissement.
Élu représentant des étudiants du 5e secondaire au conseil étudiant, il fait partie de la troupe de théâtre de l’école et du club d’improvisation «Les jokers maristes», anime des spectacles et participera au voyage humanitaire et d’immersion culturelle de deux semaines dans un village au Pérou, où il en profitera pour mettre en pratique les cours d’espagnol auxquels il s’est inscrit afin de mieux communiquer avec la population locale du village. Ses excellentes interprétations d’un extrait de la pièce de théâtre «La demande en mariage» de Tchekhov, dans le cadre du concours «Secondaire en spectacle», lui ont permis de remporter les volets local et régional et d’atteindre ainsi la grande finale pan québécoise qui se tiendra plus tard cette année.
Des bourses de 2 500 $ aux gagnants
Présent à ce visionnement de presse, le directeur de Radio-Canada à Québec et ancien élève du Séminaire, Jean-François Rioux, a rappelé que plusieurs participants de belle renommée comme Gregory Charles, Line Beauchamp, devenue ministre par la suite, et l’ex-chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, avaient déjà été de fiers compétiteurs à ce populaire jeu-questionnaire. Il en a profité pour encourager le porte-couleurs de l’école en soulignant que chaque candidat qui gagnera la finale obtiendra une bourse de 2 500 $. Outre l’équipe de l’Ontario, le Québec est en compétition avec les équipes de l’Acadie et de l’Ouest.







