C’est le cas de Promo-Vélo, qui salue l’idée de faire une piste cyclable de chaque côté du boulevard. Le premier plan prévoyait une piste cyclable centrale, de laquelle les cyclistes auraient peut-être eu plus de difficultés à sortir. Le potentiel de dangerosité était plus élevé. Avec des pistes sur chacun des côtés de la voie, les virages à droite sont simplifiés, note Jeanne Robin, la présidente de Promo-Vélo.
Celle-ci souligne par le fait même qu’étant donné que l’artère devenait à sens unique avec terre-plein – dans le premier projet – les résidents de tout un côté de la rue n’aurait pu profiter de leurs stationnements avec entrée privée. Sans terre-plein, le problème n’est plus.
Reste que les commerçants sont déçus que l’on prévoie abolir le stationnement sur ce boulevard. Pour Mme Jobin, qui demeure dans le quartier, «c’est un secteur dont la qualité ne vient pas de sa bonne accessibilité par la voiture. Les clients viennent chercher une expérience différente des centres commerciaux.»
Les propositions qui font de Grande-Allée une artère potentielle pour les cyclistes, autant que celle qui privilégie un scénario de piste cyclable sur les plaines d’Abraham ne tiennent pas la route, puisque les besoins des cyclistes sont plus au nord. Autant Promo-Vélo qu’Accès transports viables ont balayé ces options du revers de la main.
Pour ce dernier organisme, ce qui cloche dans le projet de mobilité durable de la Ville de Québec est que le tramway est évacué de l’axe Sainte-Foy – colline parlementaire. Pour son directeur général, Christian Savard, le tronçon de 4,5 km devrait faire partie du tracé du tramway. Il trouve «très intéressante» la vision très centrée sur le développement – du boulevard Charest, entre autres – mais il aurait voulu un mélange plus harmonieux d’amélioration du réseau actuel et de vision de développement. «Pour nous, il manque encore des éléments pour qu’on embarque à 100%.»
Ce qui est certain, pour lui, c’est que le statu quo n’est pas envisageable à long terme. Dans une portion de René-Lévesque, «les autobus perdent beaucoup de temps et font beaucoup de manoeuvres dangereuses». Souvent, note-t-il, il n’y a pas deux voies, mais une voie et demie, ce qui rend parfois la conduite hasardeuse.
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