«Je ressens de la gratitude parce que c’est la marque d’une grande confiance [de la part du pape, de l’avoir nommé préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine] mais j’ai aussi peur parce que c’est une grande responsabilité. Le rôle de l’Église est un rôle clé, a indiqué le cardinal Marc Ouellet en conférence de presse.
C’est une joyeuse surprise même si la perspective de quitter Québec n’est pas sans me toucher au cœur. Il y a des liens qui se créent en sept ans et demi. Je ne pars pas sans éprouver de tristesse.»
Mgr Ouellet saura la semaine prochaine lors d’une rencontre avec le pape Benoît XVI à quel moment exactement il occupera ses nouvelles fonctions. D’ici là, il n’est officiellement plus l’archevêque de Québec. Il devient plutôt administrateur apostolique du diocèse jusqu’à son entrée en fonction à la congrégation pour les évêques.
Ce sera la première fois qu’il s’entretiendra avec le Saint-Père depuis sa nomination puisque c’est plutôt le secrétaire d’État qui l’avait contacté à la fin mai pour lui proposer le poste de préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine en remplacement du cardinal Giovanni Battista Re, qui a démissionné en raison de son âge. Toutefois, Mgr Ouellet s’attend à entrer en fonction à la fin du mois d’août ou au début du mois de septembre.
Questionné à savoir s’il ne craignait pas de laisser un mauvais souvenir aux Québécois après sa récente prise de position contre l’avortement même en cas de viol qui allait largement à l’encontre de l’opinion publique, le cardinal Marc Ouellet croit que «les fidèles feront la part des choses» et garderont une image positive de lui.
«J’ai eu à participer à des débats, j’ai été très engagé. Je pense que ça fait partie de la vie épiscopale», a affirmé le cardinal, ajoutant qu’il avait pris part à plusieurs autres débats au cours des dernières années, dont celui sur le mariage.
SuccessionLa première tâche qui attend le nouveau préfet de la Congrégation pour les évêques et président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine ne devrait pas concerner sa propre succession. Il devrait plutôt participer à une session annuelle offerte aux nouveaux évêques en septembre à Rome.
Quant aux qualités que devrait posséder celui qui le remplacera à titre d’archevêque de Québec, la réponse du cardinal Marc Ouellet est simple : «la foi». Le discernement spirituel plus qu’une simple prudence politique et le désir d’encourager la vie là où elle existe font aussi partie des qualités nécessaires selon monseigneur Ouellet.
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