C'est sur cette note à la fois dramatique et ouverte aux possibilités que s'amorce L'Oiseau rouge, le nouveau roman de l'auteur Denis Côté. Une œuvre qui vogue entre l'amour et la violence et qui se veut d'abord et avant tout empreinte de vérité et de douleur, où s'entrecroisent les policiers et les bandits, mais surtout les bons et les méchants.
Car au fil des pages, les lecteurs seront à même de découvrir que Fannie, la jeune rescapée, fait partie du Front de libération du Québec (FLQ). Pourtant, ce mouvement révolutionnaire est censé avoir disparu il y a plus de 30 ans.
«Ici ou ailleurs, il existe peu de livres jeunesse que l'on pourrait qualifier de politiques, mentionne l'auteur du quartier Montcalm. Celui-ci fait partie de ce petit groupe. À savoir s'il est réaliste, on peut dire que oui. À la condition que l'on croie plausible que le Front de libération du Québec puisse toujours être actif dans le Québec d'aujourd'hui, qui prône les tendances matérialistes, consommatrices et égocentristes.»
Avec plus d'une trentaine de romans à son actif, dont certains ont été traduits en anglais, en chinois, en danois, en espagnol et en néerlandais, Denis Côté aborde, dans des mots bien à lui, une question brûlante d'actualité : la violence terroriste peut-elle changer le monde? Une interrogation qui trouve sa réponse au terme d'une aventure aux rebondissements nombreux, mais surtout, qui a de particulier de situer l'action dans des lieux qui seront, pour la plupart, très familiers. On y visite notamment la rue Saint-Jean, la rue D'Auteuil, le Parc de l'Esplanade, l'Île d'Orléans et la municipalité de Saint-Vallier-de-Bellechasse.
«La ville de Québec est un lieu très inspirant, d'ajouter le principal intéressé. Par son histoire, elle se veut une matière inépuisable.»
S'il a choisi d'enrober de fiction un moment aussi fort de notre histoire, c'est que Denis Côté tient à ce que la jeunesse d'aujourd'hui, à l'instar des plaques d'immatriculation des voitures, se souviennent. Qu'ils se souviennent de ce qu'ils sont, mais aussi de ce qu'étaient ceux qui les ont précédés.
Parallèlement, il y dévoile une partie de son jardin secret, en donnant à chacun des personnages une partie de lui-même.
«Jean-Olivier, c'est moi. Pareillement , la belle Fannie aux cheveux rouges résume les fantasmes de ma propre adolescence», conclut celui qui, à ce jour, compte plus de 25 ans de carrière.
Avis au intéressés, L'Oiseau rouge, publié aux Éditions Québec Amérique jeunesse, est d'ores et déjà disponible dans les librairies.








