Pour les Bussières-Giguère, les dons planifiés de la Fondation du CHUQ représentaient la solution idéale. D'une part, ils voulaient encourager la recherche, mais, d'autre part, ils craignaient de voir leur argent dépensé autrement.
«C'est tellement génial ce que Raph a fait. Ça ne pouvait pas en rester là. S'il y a quelque chose dont notre fils pourrait être fier, c'est qu'on poursuive son œuvre», dit Chantal Bussières. «On n'a rien contre le fait d'amasser des fonds pour Haïti ou autres, mais il y a beaucoup de causes où l'argent se perd en chemin. Avec la fondation de Raphaël, je ne ramasse pas des millions, mais je sais où l'argent va», ajoute son conjoint Pierre Giguère.
La famille de Raphaël a choisi non seulement de faire le don de 5000 $, mais également de bonifier le montant année après année. «On est rendu autour de 40 000 $. Les élèves de l'école de Gabriel, le petit frère de Raphaël, ont adopté notre cause. Le fonds grossit par des gestes super simples. Je trouve ça génial d'impliquer des jeunes», affirme Chantal Bussières.
Le Fonds Raphaël Giguère pour l'oncologie pédiatrique au Centre mère-enfant devrait croître encore longtemps. «C'est mon héritage. J'espère que mes enfants vont poursuivre ça quand je ne serai plus là», termine Mme Bussières.
Le premier fonds
Pas besoin d’attendre de perdre un être cher pour créer son fonds. Nombreuses sont les personnes ayant reçu des soins au CHUQ qui choisissent en quelque sorte de remercier les médecins et le personnel hospitalier de les avoir guéris. C’est le cas de Jocelyne Guay de Québec. Après un cancer du sein en 2002, celle qui avait entendu parler des fonds Héritage santé parce qu’elle siégeait au conseil d’administration du CHUQ, est devenue la première personne à créer son fonds.
«J’ai pu recevoir des soins attentionnés à l’Hôtel-Dieu. J’avais besoin d’être sécurisée et je ne me suis jamais sentie comme un numéro. Après, je me suis dit que je voulais contribuer. Un fonds, ce n’est pas grand-chose, mais si chacun crée le sien, ça contribue à la qualité des soins et de la recherche», indique Mme Guay.
Très impliquée auprès de la communauté, Jocelyne Guay participe à toutes les activités de la Fondation du CHUQ. Elle espère ainsi faire une petite différence. «Les fonds Héritage santé ne sont pas encore quelque chose de bien connu et je trouve que c’est important d’en faire la promotion. En démystifiant le principe, j’ai espoir de voir de plus en plus de gens choisir le don planifié», termine-t-elle.
Québec Hebdo







