Nous franchissons donc la frontière entre le Belize et le Guatemala. À peine quelques kilomètres franchis, il est possible de voir une différence entre les deux cultures. Le Belize est un pays où l’on parle anglais et qui nous a paru plus riche que bien d’autres pays en Amérique centrale. Le Guatemala, quant à lui, est hispanophone et, dès le premier contact, la pauvreté nous semble beaucoup plus importante que chez son pays voisin.
Arrivés dans la ville de Flores, à un peu plus de soixante kilomètres des ruines, nous optons pour un petit hôtel (sans étoile). C’est un endroit très rudimentaire au point où il nous en coûte que 5 $ CAN par nuit… Pourvu qu’il n’y ait pas trop d’insectes dans notre chambre, et surtout dans notre lit, on devrait s’y plaire… On ne fait qu’y dormir après tout. Nous réduisons souvent au maximum nos dépenses reliées à nos logis afin d’investir le plus possible dans les activités qui nous intéressent et qu’on n’oserait pas faire, faute de budget. C’est souvent de ces activités que nous conservons nos plus forts souvenirs de voyage.
On décide de passer la journée suivante dans cette petite ville, puisque les lieux nous intriguent. Flores est une île située au centre du lac Petén Itzá, un endroit accueillant où ces petites voiturettes à deux ou trois places, communément appelées «tuk-tuk», sont les moyens de transport les plus efficaces étant donné l’étroitesse des rues. Flores est aussi un endroit où les poules guatémaltèques sont reines, déambulant partout où vit la population : dans les cours, les rues et même au restaurant. Certains bâtiments dévoilent l’architecture coloniale espagnole qui est très colorée et stylisée. On adore!
Nous nous dirigeons dès l’aube vers les ruines de Tikal. Nous voulions arriver très tôt, d’une part, pour éviter qu’il y ait foule et d’autre part, pour profiter de la lumière naturelle des premières heures du matin qui donne les meilleures couleurs à nos clichés. Tikal est l'un des plus grands sites archéologiques et centres urbains de la civilisation maya précolombienne. Tikal n’atteignit son apogée qu’au cours de la période classique entre 200 et 900 de notre ère. À cette époque, la ville dominait politiquement, économiquement et militairement, une grande partie de la région maya.
Il existe des milliers d'anciennes structures à Tikal et seule une fraction d'entre elles ont été fouillées, après des décennies de travaux archéologiques. Le parc national dans lequel les ruines de Tikal sont situées de même que le site archéologique sont classés au patrimoine mondial. Il y a six pyramides très importantes qui font plus de 60 mètres de haut avec une vue panoramique sur la forêt. Le temple IV est recouvert de verdure est le plus haut monument du site avec son sommet de 64 m d'où l'on a un point de vue surplombant la canopée, percée de sommets de temples.
Dans ce même parc, il y a aussi une faune riche à voir. En y arrivant tôt dans la matinée, les chances sont meilleures pour y observer cette vie diversifiée. Tikal est le paradis des bruits en tout genre, car toute cette faune sait se faire entendre. Mieux vaut ne pas s'y précipiter pour pouvoir profiter au maximum des animaux qui se raréfient au fur et à mesure que la chaleur s’intensifie. On a la chance de voir à travers les arbres imposants des singes hurleurs, des singes-araignées, des toucans et des perroquets. L’instant est magique même que les bruits les plus anodins en pleine journée peuvent devenir vite intrigants, voire inquiétants…
Pour en savoir plus : www.lafolleescapade.com
(Collaboration spéciale de Carl Auclair et Karine Lejeune)







