«J’ai été opéré d’urgence pour une occlusion intestinale aigue. Mon intestin a été complètement bloqué par un calcul biliaire. Mais tout est réglé; j’ai eu de très bons soins. J’ai été opéré le 5 novembre et j’ai dû rester au repos jusqu’à la fin», témoigne le Charlesbourgeois.
«Malgré un contact parfois difficile avec l’organisation et le fait que j’ai failli en mourir, c’est une des belles missions que j’ai faites pour son contenu. J’ai atteint près de 90% de mes objectifs; j’ai pris beaucoup d’avance sur mon mandat. Tout ce qu’il a manquait, c’était une rencontre de restitution et l’assemblée générale, mais ça devrait se faire rapidement», estime M. Gosselin.
Lutte au VIH/SIDACoopérant volontaire du programme Uniterra de l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), financé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), Rémi Gosselin a produit un plan stratégique 2011-2013 pour le Burcaso, un regroupement de près de 200 organisations du Burkina Faso oeuvrant à la lutte contre le virus d’immunodéficience humaine (VIH) et syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) et soutenant les personnes qui en sont atteintes.
«Le Burcaso a reçu en 2009 une évaluation et l’élaboration d’un plan stratégique a figuré parmi les priorités. Le plan stratégique sert à se recentrer sur la mission de l’organisation et les moyens à prendre pour l’accomplir. Ce document donne des pistes de travail claires», explique Rémi Gosselin.
Le coopérant a admis que la mission a demandé une certaine adaptation. «Les priorités sont différentes. Par exemple, un décès familial déplace tout. Une visite doit être faite dans les prochaines heures ou les premiers jours suivant ce décès. Des délégations s’organisent rapidement», cite le coopérant ayant travaillé dans la ville de Ouagadougou.
«Malgré les difficultés avec l’organisation et le fait que j’ai failli mourir au Burkina Faso, c’est une des belles missions que j’ai faites» -
Avec la dizaine de missions que Rémi Gosselin a accomplies en sol africain (Bénin, Niger, Congo et Burkina Faso), Rémi Gosselin souhaiterait publier un roman inspiré de ses chroniques qu’il a écrites tout au long de ses séjours, mais aussi d’autres histoires qu’il a entendues.
«J’aimerais que ce roman serve d’outil de sensibilisation à certaines réalités africaines, mais je dois préparer le manuscrit et évaluer si ça peut intéresser un éditeur», conclut-il.








