Sous réserve de l’approbation du projet par le gouvernement égyptien, dans le contexte de révolte qui prévaut depuis le début de l'année, le professeur Maldague et son équipe procéderont à la vérification d’une théorie avancée par l’architecte français Jean-Pierre Houdin. À son avis, la pyramide aurait été érigée à l’aide de rampes intérieures disposées le long des parois de sa structure à un angle de sept degrés.
Ces rampes auraient permis de faire rouler sur des rondins les blocs de calcaire d’un poids moyen de 2,5 tonnes jusqu’au sommet de la pyramide haute de 137 mètres. Une fois la construction terminée, ces rampes intérieures auraient été laissées en place et existeraient toujours, cachées derrière la paroi de la pyramide.
L'équipe Maldague mettra à profit son expertise qui repose sur une technique non invasive connue sous le nom de thermographie modulée. Celle-ci devrait permettre de «voir au travers» des épais blocs de pierre constituant la pyramide et de révéler sa structure interne. La présence de rampes intérieures validerait de façon définitive la théorie proposée par l’architecte Houdin.
Techniques sécuritaires
«Ce qui rend notre contribution à ce projet particulièrement intéressante, c’est que les techniques que nous utiliserons pour sonder l’intérieur de la pyramide sont non destructives et ne nécessitent absolument aucune altération ou dégradation des matériaux qui la constituent», souligne Xavier Maldague, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en vision infrarouge multipolaire.
Les détails du projet ont été dévoilés ce matin à Paris à l’occasion d’une conférence de presse organisée par l’entreprise Dassault Systèmes. Celle-ci contribue financièrement à ces travaux dans le cadre de son programme «Passion pour l’innovation». Les soulèvements populaires contre la fermeté du régime gouvernemental égyptien pourrait toutefois retarder cette mission si l'insécurité devait gagner le pays.








