«Il faut construire ces maisons d’ici 2014. Ce groupe de Québécois a su réaliser un projet qui paraissait difficile au début», a exprimé le consul honoraire du Chili à Québec, Miguel Montérichard, lors de la conférence de presse jeudi matin.
Cette première mission au Chili a répondu à trois objectifs: la reconstruction des régions touchées par le séisme, le transfert de connaissances, ainsi que la formation en charpenterie pour continuer à développer l’expertise.
Ce projet jette les bases d’une coopération entre les deux pays promue à un bel avenir, puisque des négociations sont en cours pour amorcer la deuxième phase du projet.
La première phase s’est déroulée quant à elle du 25 septembre au 6 novembre. Pendant six semaines, les finissants et des professeurs de l’ÉMOICQ ont construit quatre maisons, dont l’une reste à installer. Deux maisons ont servi à loger des familles et l’une d’elles servira de clinique médicale.
Depuis la catastrophe, soulignons qu’un grand nombre de sinistrés vivent dans des abris d’urgence de 18 mètres carrés subventionnés par l’État, dépourvus d’eau courante et d’installations sanitaires.
Une technique adaptée aux régions sismiquesLes Québécois ont utilisé une technique encore peu utilisée au Chili, soit la construction de maisons à ossature de bois, adaptée aux régions sismiques. Ils ont partagé leur expertise en répondant à la demande de L’Intituto forestal (INFOR), en collaboration avec le ministère du Logement chilien.
«Pour l’instant, environ 15% des maisons sont faites de bois. Grâce à ce projet, on a établi le contact avec les Chiliens. On a construit des "maisons sociales". Pour 20 000$, ça a été possible de construire une maison où c’est confortable», témoigne le chef de mission, Daniel Lachance.
Benoît Sirois, un élève, a trouvé l’expérience très enrichissante du point de vue humain. Son professeur, Marc-Antoine Bouchard, a renchéri: «Au début, on faisait partie d’une équipe de travail et à la fin, on faisait partie d’une famille!»








