Pour certains, comme le caporal Dulude, qui tenait sa fille de huit mois près de lui, ce ne sera pas facile. À son retour, il aura raté neuf mois de l’évolution de la petite Maéva. «Elle va marcher, elle va parler, et je vais manquer ça», se désole-t-il.
Il pourra toutefois revenir dans quatre mois, se dit-il en guise de consolation. Elle marchera et parlera, croit-il, puisqu’elle est brillante, d’ajouter le militaire sur le point de partir.
Pour Cynthia Gaudreault, le départ de son père Guy, adjudant-chef, signifie beaucoup. C’est la première fois qu’il part dans une mission de guerre. Le soldat avait auparavant porté le casque bleu lors de ses quatre autres missions. «C’est ça qui rend la chose difficile», s’est-elle confié à Québec Hebdo. «Mais c’est rassurant de savoir qu’au moins, il n’est pas dans un tank», d’ajouter la jeune femme qui voit son père partir pour une dernière mission, à 52 ans. Sa dernière mission remonte en 1999, alors qu’il avait été déployé en Haïti. Mais il reviendra deux fois dans les neuf prochains mois, un élément sur lequel Cynthia Gaudreault se concentre pour se rassurer, comme bien d’autres enfants, conjoints et parents de ces militaires.
Le 430 ETAH utilise des hélicoptères Chinook et Griffon. C’est le lieutenant-colonel Erick Simoneau qui dirigera l’escadron.
Cinquante militaires de Valcartier s’envolent vers l’Afghanistan
L’émotion était palpable à Valcartier, en fin d’après-midi, alors qu’une cinquantaine de soldats du 430e escadron tactique d’hélicoptère ont pris la direction de l’Afghanistan pour les neuf prochains mois.
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