«Mon film n’est pas en compétition officielle; il n’y a donc pas de prix, mais ça donne toute une visibilité et une valeur ajoutée», précise Ramiro Bélanger, en entrevue au Québec Hebdo.
Pendant les 15 minutes que dure son œuvre, Ramiro Bélanger n’a pas hésité à plonger dans un sujet peu exposé au grand écran, soit la déficience intellectuelle.
«Quand j’ai fini mon premier court-métrage (Radical Rifle Icon), j’étais insatisfait de l’histoire, de l’expérience finale. Après avoir lu une vingtaine de livres de référence sur l’écriture cinématographique, j’ai mis davantage l’accent sur l’histoire et pousser mon film au-delà de la facture visuelle. Mon film est un "uppercut" conçu pour faire vivre quelque chose au spectateur.»
Raymond a peut-être la rage illustre le lien fraternel fort existant entre JR Simard et Arold. Pendant que l’un purge sa déficience intellectuelle en créant des dessins obscènes, l’autre tente d’en tirer profit. «J’ai voulu aborder un sujet qu’on n’a pas souvent parlé. Mon but n’est pas de choquer gratuitement», justifie le cinéaste de Québec.
Plan«C’est un "uppercut" conçu pour faire vivre une expérience aux spectateurs» -
Chef animateur à temps plein chez Beenox, Ramiro Bélanger consacre le reste de son temps à approfondir ses connaissances sur le 7e art. «J’ai fait mon premier film à mes frais, après avoir terminé de participer aux effets spéciaux de 300 et Sin City. C’était un test. J’y ai vomi tous mes fantasmes et les clichés. (…) J’ai un plan de film, mais aussi un plan de carrière. Les soirs et les fins de semaine, je les consacre au cinéma», affirme-t-il.
Après avoir été présenté aux Rendez-vous du cinéma québécois à Montréal, au Boston underground festival, au Festival de Cannes et en Russie, Raymond a peut-être la rage pourra assouvir les cinéphiles de Québec avides de courts-métrages originaux, puisqu’il sera au programme de Prends ça court, le 24 mai au Cercle, à 20h. D’ici là, il est possible de visionner la bande-annonce du court-métrage de Ramiro Bélanger au www.astronautcowboy.com








