Pour 2011, on s’attend à ce que l’activité ralentisse quelque peu, et ce, tant du côté des maisons individuelles que de celui des logements collectifs. Rien de dramatique toutefois, puisque les mises en chantier se maintiendront au-dessus de la barre des 5 000 unités et se chiffreront à 5 200.
Selon l'analyse économique de la SCHL, la hausse des taux d’intérêt réduira graduellement la demande. Le phénomène sera cependant atténué par l'expansion du marché de l'emploi, ce qui soutiendra le secteur de l’habitation. Par ailleurs, la forte migration exercera des pressions sur la demande de logements locatifs, ce qui devrait stimuler la construction dans ce segment de marché.
«Si la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec a traversé la récession sans trop d’encombres, le climat de reprise, jumelé à une démographie dynamique, annonce de bonnes perspectives pour le marché de l’habitation», observe Élisabeth Koulouris, analyste principale de marché à la SCHL.
«La faiblesse des taux hypothécaires est sans contredit un facteur explicatif majeur dans l’évolution récente du marché de la revente : plusieurs ménages ont ainsi pris la décision de devancer leur achat pour profiter des taux exceptionnellement bas», ajoute Mme Koulouris, qui estime qu'avec les hausses des taux d'intérêt attendues graduellement en 2010 et la fin des achats devancés, l’activité se tempérera durant les deux derniers trimestres.
Par ailleurs, cette année le nombre de reventes immobilières progressera légèrement (+1 %). Le marché demeurera tendu, mais devrait se desserrer quelque peu en 2011. La progression des prix sera encore soutenue en 2010 pour atteindre 7,5 %, mais elle ralentira en 2011 (+5 %). La SCHL s’attend, en 2011, à ce que le marché reflète une activité moins forte : le nombre de transactions diminuera, en regard de 2010 (-6 %).
Marché locatif serréEnfin, le marché locatif restera tendu, compte tenu de l’importance du solde migratoire et de la croissance du marché du travail. Le taux d’inoccupation devrait demeurer stable, par rapport à 2009 (0,6 %). En 2011, on prévoit une légère détente du marché (taux d’inoccupation de 0,8 %) en raison de l’augmentation de l’offre de logements. Comme depuis des années, cela reste bien loin d'un marché équilibré estimé autour de 3 % de vacance.








