L’objectif de la recherche : voir si les hommes et les femmes peuvent tirer autant de bénéfice l’un que l’autre du régime méditerranéen. La première partie de l’étude, au cours de laquelle les repas étaient tous fournis aux participants pendant un mois, a permis de faire des constats surprenants.
«Nous nous sommes rendu compte que les deux sexes tiraient des bénéfices de cette alimentation qui, en plus de diminuer le cholestérol sanguin, pourrait aider à prévenir les maladies cardio-vasculaires et certains types de cancer et pourrait aussi retarder le déclin cognitif. Les résultats ont toutefois démontré que les hommes profitent encore plus de ce type d’alimentation, au niveau du diabète entre autres», explique la chercheuse, professeure titulaire au Département des sciences des aliments et de nutrition.
Sauf que pour constater les avantages réels d’un tel régime dans la vie de tous les jours, les chercheurs de l’équipe de Simone Lemieux doivent convaincre les participants de changer leurs habitudes de vie, un défi pour certains. «Pour la deuxième partie de l’étude, il y a une nutritionniste qui rencontre les participants pour voir quels aliments ils seraient plus susceptibles de couper. On pense que les hommes et les femmes vont avoir une stratégie différente. Par exemple, les femmes apprécient souvent plus la salade et les hommes auront peut-être plus de difficulté à couper sur la viande rouge», explique Mme Lemieux
C’est d’ailleurs ces derniers qui manquent encore à l’appel. «On cherche encore plusieurs hommes entre 25 et 50 ans, non-fumeur, qui présentent un surplus de poids au niveau du ventre ou une tension artérielle légèrement élevée. C’est certains que c’est plus demandant puisqu’il y a une dizaine de visites à faire en trois mois», précise la chercheuse.
L’équipe de l’INAF mise toutefois sur certains aspects du régime méditerranéen pour convaincre de nouveaux participants. Les similitudes entre le régime et le Guide alimentaire canadien ainsi qu’un cours de cuisine offert avec la participation à l’étude pourraient notamment influer sur la décision de certains.
Pour renseignements : Louise Corneau, nutritionniste : (418) 656-2131 poste 8412








