Selon la directrice de l’organisme d’aide alimentaire, Élaine Côté, avec la fermeture de cet entrepôt, c’est «10% de notre approvisionnement qui s’envolait en fumée». Pour pallier ce manque, la banque alimentaire de Québec fait appel à d’autres, principalement dans la région de Montréal. Toutefois, pendant l’hiver, cette dernière banque alimentaire roule elle aussi au minimum d’approvisionnement et Québec ne pourra pas toujours compter sur les autres.
Dans la grande région de Québec, 31 500 personnes – en mars, nombre souvent moins élevé qu’en septembre, pour la rentrée – bénéficient de l’aide alimentaire de Moisson Québec, qui doit se tourner de plus en plus vers une production dédiée à la banque alimentaire.
Moissonneurs Québec fournit chaque année 125 000 kg de légumes à l’organisme et quelque 150 entreprises de la région font des dons. Une entente avec des producteurs de lait garantit aussi quelque 450 000 litres de lait chaque année.
Car Moisson Québec ne peut plus compter sur les pertes des supermarchés, qui deviennent de plus en plus performants au sujet de la gestion de leurs stocks. Lorsqu’un produit encore très bon mais de moins belle apparence est encore sur les tablettes, le supermarché transforme de plus en plus ce produit en met prêt à manger, éliminant du même coup les pertes. À l’entrepôt de Provigo, lorsqu’on s’apercevait qu’un produit périssable se vendait moins que prévu, on l’envoyait à Moisson Québec, au lieu de le retourner dans une autre région et risquer de le perdre. Aujourd’hui, la banque alimentaire doit donc trouver d’autres moyens afin de garnir son garde-manger et celui des 31 500 personnes qui en bénéficient.








