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Jeunes en détresse: hausse des signalements depuis 5 ans

Jeunes en détresse (photo archives Québec Hebdo)

Jeunes en détresse

Véronique Demers
Publié le 24 Septembre 2012
Publié le 24 Septembre 2012
Véronique Demers  RSS Feed

Bilan 2011-2012 du Directeur de la protection de la jeunesse

Le Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) se dit préoccupé de la hausse constante du nombre de signalements reçus au cours des cinq dernières années. Pour l’année 2011-2012, l’augmentation se chiffre à 0,9%.

Sujets :
DPJ , Institut universitaire , Groupe Québec Hebdo.Problématiques des signalements retenusNégligence , Québec

La négligence (23,1%), les abus physiques (21,1%) et les mauvais traitements psychologiques (14,5%) arrivent en tête de liste parmi les motifs de signalements retenus au cours de l’année 2011-2012. La hausse du nombre de signalements génère une importante pression sur l’ensemble du réseau des centres jeunesse du Québec.

«Le DPJ demande depuis plusieurs années à la population de signaler les enfants vivant une situation de détresse. Les gens ont compris le message. Les ressources peuvent ainsi intervenir plus rapidement», explique Dominique Jobin, directrice de la protection de la jeunesse (DPJ) du Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire.

Madeleine Côté, intervenante au Centre jeunesse de Québec, qualifie cette hausse d’inquiétante. «Malgré toutes les mesures mises en place, les enfants continuent d’avoir besoin d’être protégés. Il n’y a pas plus de cas, mais ils sont plus dévoilés», évalue celle qui possède plus de 20 ans d’expérience dans les centres jeunesse.

Retour dans les familles

La directrice du Centre jeunesse Chaudière-Appalaches, Diane Lafleur, a souligné l’importance d’impliquer le plus possible les parents dans les décisions que prend le DPJ. «Certains parents sont mieux outillés que d’autres, mais les  parents ont tous la capacité de changer», indique-t-elle.

Selon l’intervenante Madeleine Côté, il est difficile de parler d’un taux de réussite, puisque chaque signalement est un cas particulier en soi, mais près de 7 jeunes sur 10 retournent dans leur milieu familial et ne reviennent pas en placement. «Même s’ils sont issus de familles dysfonctionnelles, la majorité des jeunes reviennent à 18 ans dans leur famille ou vont au moins rester en contact avec les parents», souligne-t-elle.

Justice répressive dénoncée

Le DPJ dénonce l’adoption du projet de loi C-10 (Loi sur le système de justice pénale pour adolescents) qui prône selon lui une justice répressive pour les adolescents. «Cette loi, qui sera en vigueur à partir du 23 octobre, met davantage l’accent sur la peine que la réhabilitation. Les jeunes seront aussi plus stigmatisés pour leur délit en raison de la levée de la confidentialité du nom de l’adolescent, qui pourra circuler dans les journaux», déplore Dominique Jobin.

Malgré ces modifications à la loi, le DPJ comptent préserver les principes cliniques du modèle québécois d’intervention auprès des adolescents contrevenants.

Le DPJ souhaite s’attaquer pour la prochaine année à la révision du régime québécois d’adoption (projet de loi 81 en matière d’adoption et d’autorité parentale), ce qui permettrait aux enfants plus vieux d’être adoptés si ceux-ci gardent des liens avec leur famille biologique.

Baisse notable dans Chaudière-Appalaches

Dans les régions de Québec et Chaudière-Appalaches, tout comme dans la province de Québec, la négligence et le risque sérieux de négligence sont les principaux motifs de signalements retenus, avec 36,4% pour la région de la Capitale-Nationale et 35,8% pour Chaudière-Appalaches.

En 2011-2012, la région de Chaudière-Appalaches enregistre une baisse importante de 9,9% du nombre de signalements retenus, soit 1 559 sur les 3 488 signalements traités. Pour la même période, le Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire fait moins bonne figure, avec une baisse de 3,6% des signalements retenus, soit 2 415 sur 6 798 signalements traités.

Groupe Québec Hebdo.

 

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    lindsay
    - 28 Septembre 2012 à 10:12:12

    Bonjour je suis une de ces jeunes femmes qui a fréquenté les centres d'acceuil dans mon adolescence .J,aimerais vous dire que mon seule probleme étais de fuger un jeune qui fugue se n'est que parcequ'il n'est pas bien il a une grande souffrance intérieur et est mal compris.Moi j'avais un milieux tres d'isfonctionel et j'ai moi meme demander mes premier placement je ne pouvais m,épanouir n'y apprendre a l'école car je n'arrrivais jamais a enlever de ma tete toute cette souffrance.Une mere alcoolique un pere absent un jeune frere a prendre en charge ,violence phisyque psycologique et ainsi de suite comment peut on grandire dans un environement ou on ne sens pas en sécurité.Moi le soir je m'étais les meubles de ma chambre devant ma porte de peur de me faire tuer dans mon sommeil par ma mere.Comment peut on renvoyer une adolescente chez elle apres toute ces abobinations.Moi personnelement je trouve que le DPJ devrai trouver de bonne famille a ces enfants.Les renvoier dans leur milieux n'est pas une solution je ne crois pas que les parents qui aggisse comme sa on le gout de changer certain peut-etre mais ces une minorité.Ils faut ouvrir des maison pour eux un peut style foyer de groupe mais plus axcer sur un environnement famillial on se dois de protéger ces enfants.Et ces adulte a en devenir ils sont notre avenir.Quel Québec voulons nous pour demain?Quel genre de société voulons nous faconné.Ils faut changer les choses ils faut amélioré les services.Ne plus mettre les jeunes sous la loi de la protection avec les jeunes contrevenants serais déja un bon point de réglé.Je crois aussi que les gens qui travail avec ces jeunes ne doivent pas le faire pour une paye mais bien par compastion et amour ils faut qu'il se sente compris et aimé.Je souhaite vraiment que sa change pour le bien commun.

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